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Economie

Financement de la mise à niveau
Ça bloque toujours!

Par L'Economiste | Edition N°:2274 Le 12/05/2006 | Partager

. La gamme de l’Etat sous-utilisée. Les banques lancent leurs fonds d’investissement . Comment les PME vont-elles réagir?LE temps passe et rien n’y fait. Alors que les fonds d’investissement concoctés par des institutionnels fleurissent, l’Etat peine à placer ses multiples outils de financement de mise à niveau. Certes, il est encore trop tôt pour mesurer le succès des fonds privés, mais l’implication des banques dans les tours de table est un gage de succès commercial. Vont-elles réussir là où l’Etat tâtonne? En tout cas, les banques croulent sous les liquidités. Et tout porte à croire qu’elles mobiliseront leur force de vente pour placer ces nouveaux produits.En attendant, la demande des PME en produits classiques reste timide. La gamme de l’Agence nationale de la PME (ANPME) a pourtant été reliftée en 2005. Mais le Foman (fonds de mise à niveau) comme le fonds de restructuration financière ou les 4 lignes de crédits étrangères (française, espagnole, italienne et portugaise) restent largement sous-utilisés. Pour le cas de la ligne française (30,5 millions d’euros), 70% des fonds ont été placés mais en 7 ans!A cela s’ajoute l’essoufflement du Fortex, du Renovotel, du Fonds Oxygène, du Fondep...«Tous ces instruments censés préparer le tissu économique à affronter l’ouverture d’ici 2012, ont pourtant été ajustés en fonction de la réalité du terrain», affirme Zouheir Chorfi, directeur du Trésor lors de la réunion de la Commission économique & financière de la Chambre française de commerce et de l’industrie au Maroc (CFCIM), qui s’est tenue le 10 mai à Casablanca.Ce «demi-flop» résulte-t-il d’un défaut de communication des concepteurs des produits, d’un manque de motivation des banques ou encore de l’absence de vision des managers? Sans doute des trois à la fois.Pour Jean-Luc Martinet, président de la CFCIM, la lourdeur des procédures pour l’accès aux lignes de financement étrangères décourage non seulement les promoteurs mais aussi les intermédiaires financiers. «Personnellement, il m’a fallu patienter 18 mois avant le déblocage du crédit. Entre-temps, l’euro s’est renchéri de 10%, annulant l’avantage procuré par ce mode de financement!» Pas étonnant donc que le banquier conseille vivement un crédit à moyen terme, plus souple et plus rapide à débloquer. Les opérateurs font remarquer que le taux d’intérêt n’est pas déterminant dans le choix de l’instrument. En revanche, la réactivité et les délais pèsent dans la décision.En définitive, est-il suggéré, la gestion de ces lignes devrait être confiée aux banques commerciales qui se soumettraient à un contrôle à posteriori.Pour les autres fonds proposés dans le cadre du financement de la mise à niveau, les opérateurs reprochent une dilution de l’information entre les sièges des banques et le réseau, notamment dans les régions hors Casablanca.«Nous envisageons d’ouvrir des discussions avec nos partenaires sur les formules de délégation possibles. Il est normal que les pays donateurs exigent un droit de regard sur le mode d’utilisation de leurs lignes», fait remarquer Chorfi. Aujourd’hui, le contrôle de l’origine du matériel importé est une clause jugée dépassée. La philosophie même d’imposer l’achat de biens d’équipement du pays donateur est en décalage avec la réalité. «Les douanes des pays de l’UE suivent les règles d’origine définies au niveau européen. Donc, il n’y a plus lieu de faire des distinctions entre les matériels français, espagnol ou italien!» relève un universitaire.Le semi-échec des produits de financement vient également du fait que personne n’est clairement responsable de leur utilisation. Les banques comme les PME sont libres d’y recourir ou non. «Ils sont en concurrence avec les excédents des banques et les taux d’intérêt ne sont pas discriminants», fait remarquer un membre de la Chambre.Pour rectifier le tir, les opérateurs préconisent une plus grande délégation en faveur des banques et une véritable responsabilisation dans l’utilisation de ces instruments. Serait-ce suffisant pour faire repartir la machine?Mouna KABLY

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