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Fiat: La descente aux enfers

Par L'Economiste | Edition N°:1429 Le 03/01/2003 | Partager

. En 2002, le titre a dégringolé de 56% . L'ex-patron de Telecom Italia envisagerait de renflouer l'entreprise pour en prendre le contrôleCours de l'action à son plus bas niveau depuis près de vingt ans, déclassement par l'agence américaine Moody's: Fiat n'avait jamais connu pareille descente aux enfers. La trêve signée à la mi-décembre, après plusieurs jours de tourmente, entre les différentes factions de l'actionnariat de la firme automobile et le maintien à son poste de président de Paolo Fresco n'ont pas freiné la chute spectaculaire du cours de l'action. En une seule séance, le titre Fiat a perdu vendredi dernier 4,94% et, sur l'ensemble de l'année 2002, a dégringolé de 56%.En décembre, les banques créancières de Fiat (Capitalia, San Paolo-Imi, Banca Intesa, Unicredito) ont évité une périlleuse révolution de palais à la direction de la firme automobile en bloquant l'attaque de l'institut milanais Mediobanca. Soutenu par le gouverneur de la Banque d'Italie, Antonio Fazio, Paolo Fresco a sauvé sa tête et c'est un homme de Fiat, Alessandro Barberis, qui a remplacé au fauteuil d'administrateur délégué Gabriele Galateri di Genola, fidèle collaborateur de la famille Agnelli. Mais cette solution ne règle pas véritablement la crise industrielle et financière de Fiat qui, début décembre, a déjà mis au chômage technique de longue durée 5.600 ouvriers.. PressionConsidérée comme provisoire, en attente d'une clarification de la stratégie du groupe, l'opération n'a pas totalement convaincu les marchés financiers. Il a suffi que l'agence Moody's, qui mesure la fiabilité des entreprises, décide de déclasser les obligations Fiat, au point de les considérer dans le jargon boursier comme des “titres poubelles”, pour que le glissement s'accélère. Pour le groupe automobile, cette décision signifie non seulement que ses actions deviennent encore moins attrayantes, mais aussi qu'il lui sera plus difficile de trouver de l'argent frais.Quant aux banques créancières, qui ont déjà prêté au printemps dernier, 3 milliards d'euros au constructeur et qui disposent d'une clause de convertibilité des crédits en actions Fiat en cas de non-remboursement de la dette, elles ont accru leur pression. Avec comme résultat d'accélérer les cessions d'actifs: en quelques jours, les Agnelli ont cédé 51% de la société financière Fidis et leur participation (7,6%) dans Cartiere Burgo. Le quartier général de Turin serait également en train de négocier avec les Français d'Eurazeo la vente de la Fraikin, une société contrôlée par Iveco et spécialisée dans la location à long terme de véhicules industriels.Mais surtout, Fiat a cédé, le 20 décembre, ses 5,1% du capital de General Motors. Signé en mars 2000, l'accord entre le constructeur de Detroit et la firme de Turin prévoyait des participations croisées. Désormais, il ne reste plus de cet accord que les 20% de Fiat Auto (la branche automobile) détenus par General Motors et une option de vente par les actionnaires italiens sur les 80% restant, à partir de 2004. Du côté américain, il semble qu'au vu de la situation économique de Fiat, on souhaiterait ne pas avoir à racheter l'ensemble du capital. Voire à engager un divorce en bonne et due forme.. Grandes manoeuvres Mais les grandes manoeuvres autour du capital de Fiat ont peut-être déjà commencé. Depuis plusieurs jours, la presse italienne affirme en effet que l'ancien patron de Telecom Italia, Roberto Colaninno, envisagerait de prendre le volant du constructeur avec un plan industriel et financier en poche. L'homme d'affaires de Mantoue, qui, à la tête d'Olivetti, avait lancé avec succès en février 1999 une OPA sur le géant de la téléphonie italienne, disposerait personnellement de 1 milliard d'euros de liquidités. Il aurait déjà fait le tour des banques et pris contact avec le gouvernement. Longtemps considéré comme un proche du démocrate de gauche Massimo d'Alema, Colaninno serait parvenu à surmonter les réserves de Silvio Berlusconi. Dans sa conférence de presse de fin d'année, celui-ci a d'ailleurs indiqué: “General Motors ne semblant plus intéressé, le gouvernement souhaiterait que des entreprises italiennes le soient”.Eric JOZSEF Syndication L'Economiste-Libération (France)

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