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Culture

Festival Jazz au Chellah
Nord-Sud: Les chants des deux rives fusionnent

Par L'Economiste | Edition N°:2301 Le 20/06/2006 | Partager

. Les femmes musiciennes à l’honneur. Jil Jilala et le trio Stockhausen clôturent les festivités . Le festival fête sa 11e édition «La musique commence là où s’arrête le pouvoir des mots», disait le compositeur allemand Richard Wagner. Le festival Jazz au Chellah qui clôture, aujourd’hui, sa 11e édition cristallise cette pensée wagnérienne. Les rencontres entre artistes européens et marocains ont confirmé, encore une fois, que la musique est une langue universelle. Ce festival a été organisé notamment par la délégation de la commission européenne au Maroc, en partenariat avec le ministère de la culture. Du 16 au 20 juin, Rabat s’est muée en une sorte de capital méditerranéenne du Jazz. «Cette musique est synonyme de liberté. Le Jazz a accompagné le festival tout au long de son évolution pour aller à la rencontre des musiques du Maroc», ont expliqué Majid Bekkas et Adam Pieronczyk, les directeurs artistiques du festival. Le premier a fait partie du célèbre groupe marocain Jil Jilala. Il s’est lancé par la suite dans une carrière solo inaugurée par son album Mogador. Quant à Adam Pieronczyk, il est considéré comme l’un des interprètes et compositeurs les plus influents et les plus créatifs de la scène jazz actuelle. Il commence la musique par le piano dès l’âge de 7 ans, pour se mettre plus tard à la clarinette et au saxophone. Les directeurs artistiques du festival ont dédié cette 11e édition aux femmes musiciennes. C’est la jeune trompettiste et clarinette hollandaise San Van Hek et son trio qui ont ouvert, vendredi 16 juin, le bal. Son jeu, basé sur l’improvisation, est d’une extrême richesse harmonique. Leila Lamrini a mêlé les mélodies de son Melhoun Meknassi au Jazz d’inspiration méditerranéenne du saxophoniste français Jean-Marc Padovani. L’Algérienne Houria Aïchi a participé également à ce voyage musical. Autres rencontres, autres couleurs. Le groupe finlandais Warp! et sa vocaliste Eeppi Ursin en compagnie du groupe du désert de Mouloud El Meskaoui ont enchanté le public. Le chaud et le froid fusionnent. «Leur concert a reflété cette union entre les musiciens du Sud et du Nord. C’est l’esprit même du festival qui a pris forme dans ce dialogue musical», a commenté Nabil Boughabi musicien et universitaire. Amateur inconditionnel du festival, il est venu spécialement de Toulon pour y assister. La chanteuse Catalane Carme Canela avec sa puissante voix associée aux saxophonistes de New Project et au percussionniste Hassan Laamirni ont envoûté à leur tour le public. D’autres moments forts ont marqué cette édition du festival Jazz au Chellah. La communion musicale, maroco-belge, entre le virtuose luthiste Saïd Chraïbi, le percussionniste Abdelfetah Houssaini et le duo Steve Houben / Alain-Pierre. Ils sont respectivement saxophoniste et guitariste. Encore une fois la musique a fusionné deux rives : le Nord et le Sud. Le jazz d’Europe centrale s’est distingué également. C’est le cas notamment des Polonais de Simply Acoustic Trio. Ils ont été découverts par le trompettiste Tomasz Stanko. Ce trio se distingue par son jeu minimaliste. A ne pas oublier aussi le groupe Fritz Pauer Trio et David Doruzka. Fritz Pauer est l’un des pianistes de Jazz autrichien les plus en vue actuellement. Tandis que le guitariste Doruzka a joué avec les plus grands Jazzmen tchèques. Deux grands noms du Jazz européen. Cette 11e édition du festival Jazz au Chellah a particulièrement réussi le pari de la fusion. Musicale mais aussi humaine.


La scène jeunes espoirs

A l’occasion de ses 10 ans, le festival avait ouvert en 2005, au parc Nouzhat Hassan à Rabat, une scène pour jeunes musiciens. «L’idée n’est pas de faire un concours entre les différentes formations. Mais de leur offrir un espace d’expression», explique Saffa Kaddioui, responsable des affaires culturelles de la délégation de la commission européenne. Une initiative qui a aussi le mérite de diffuser la nouvelle vague de musiciens marocains. Pour l’édition 2006, les organisateurs ont invité deux groupes de fusion, links et Afouss. Ces derniers ont déjà fait leur preuve au festival Gnaoua d’Essaouira et celui du L’Boulvard à Casablanca. Midnight Shem’s, premier groupe à chanter a cappella, sont aussi invités à se produire. Ces jeunes de Kénitra s’inspirent notamment du Gospel en y intégrant le patrimoine musical marocain. La 4e formation s’appelle Jazz 3/4 qui a été créée en 2004. Devenue une association à but non lucratif, elle promeut le jazz au sein du public en âge scolaire. Faiçal FAQUIHI

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