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Culture

Festival du film de Marrakech: La 9e édition réconcilie public et cinéma

Par L'Economiste | Edition N°:3164 Le 07/12/2009 | Partager

. Les salles archicombles. 15 films de nationalités différentes en lice  «Woman without piano». C’est le titre d’un film en lice aux côtés de 15 productions étrangères pour les 4 prix du Festival international du film de Marrakech. Cette fiction espagnole de Javier Rebollo nous plonge dès les premières minutes dans la vie monotone de Rosa, une femme mariée, sans vie sociale qui, dans un moment de rébellion, se glisse dans un monde sombre. Une grande partie de ce film de 95 mn se déroule dans la nuit avec des rencontres étranges de Rosa qui lui permettront d’identifier son vrai problème. Les cinéphiles marrakchis et les festivaliers ont été aussi nombreux à la projection du deuxième film en compétition «Qu’un seul tienne et les autres suivront». Un film qui a été bien apprécié du public. La  première scène et la dernière sont presque les mêmes. C’est d’un parloir de prison que la réalisatrice Léa Fehner s’est inspirée. L’histoire parle de trois personnages différents qui ne se connaissent pas, mais qui sont liés à ce parloir : Zohra, une mère qui cherche désespérément à comprendre la mort de son fils. Un rôle interprété avec brio par Farida Rahouadj. Laure qui vit son premier amour avec un jeune révolté qui sera incarcéré. Et Stephane, qui se voit proposer de se substituer à un prisonnier dans un parloir. Le casting de ce film (Rahouadj, Reda Kateb, Pauline Etienne) était à la hauteur de l’ambition de la réalisatrice. Des acteurs qui réussissent à transmettre dans leur interprétation le désarroi que l’on peut ressentir dans un parloir de prison. Ce premier film de Fehner, présenté dans d’autres festivals, a déjà récolté des prix. La compétition comprend cette année des films de diverses nationalités (Italie, Malaisie, Japon, Tadjikistan…) avec des thématiques différentes mais très fortes.  Il sera difficile de juger. «Les prix et récompenses restent subjectifs et liés à un jury», souligne le président du jury du FIFM 2009, Abbas Kiarostami. « Seul le temps pourra témoigner de la valeur du film», ajoute le réalisateur iranien  qui est entouré dans sa mission par des acteurs et réalisateurs de sensibilités différentes (Elia Suleiman, Fanny Ardant, Christophe Honoré, etc.). Hors compétition, c’est le film «John Rabe» de Florian Gallenberger, sorti en avril dernier, qui a ouvert le bal de cette 9 édition du Festival international du film de Marrakech (FIFM), vendredi 4 décembre. Il raconte une tranche de vie d’un négociant hambourgeois, John Rabe, lorsque Nankin est bombardée par l’armée japonaise. Ce dernier ouvre les portes de l’usine pour que ses ouvriers et leurs familles puissent venir s’y réfugier. La zone de sécurité que parvient à mettre en place John Rabe permettra de sauver 250.000 Chinois. Cette année le Festival du film de Marrakech n’a pas failli à ses promesses: beaucoup de films et une programmation variée durant 9 jours. En plus du Palais des Congrès, la place Jamaâ El Fna ainsi que deux salles de la ville, Le Colisée et le Mégarama, projettent les films en compétition ou les coups de cœur du festival. L’édition 2009, rappelons-le, rend hommage au cinéma sud-coréen. Au menu, une quarantaine de films avec une rétrospective de ce cinéma depuis 1955 avec Piagol jusqu’au Thirst ou Ceci est mon sang, sorti en 2009. Le FIFM a été aussi un moment pour les Marrakchis et les touristes de voir de près les stars qui ont foulé le tapis rouge. Parmi elles, Kim Cattrall, Victoria Abril, Saïd Taghmaoui, Christopher Walken. Un véritable cocktail de glamour et de paillettes.


Où faut-il être vu?

Naturellement, dans les salles de projection. Là, tout le gotha international et national du 7e art est au rendez-vous. Il y a aussi les soirées, celles où il faut montrer patte blanche pour entrer. La réception du Palais des Congrès a accueilli 3.000 convives. Samedi, c’était au Palace Essadi qu’il fallait être. Les people et les moins people se sont précipités à la soirée organisée par la maison Dior. Dimanche, il fallait se trouver au Sofitel où était organisé un cocktail pour célébrer le cinéma sud-coréen. Enfin, pour ceux et celles qui n’ont pu assister à aucune de ces soirées, il reste le Bô-Zin qui a concocté un programme assez original durant les 9 jours du festival. Badra Berrissoule

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