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    Culture

    Festival des Arts Populaires43 éditions et pas une ride

    Par L'Economiste | Edition N°:2824 Le 21/07/2008 | Partager

    . Un lifting pour l’adapter à son temps. Une grosse animation dans la ville avec 8 scènesUNE scène, un festival hors commun, sans chichis, sans stars, mais grandiose. C’est tout cela le Fnap (Festival national des arts populaires) qui fait participer 400 artistes sur une scène. C’est le plus ancien festival et, sans conteste, tient la route malgré son âge. Ce festival créé en 1960 (avec quelques temps morts en 1994 et en 2002) a organisé avec brio sa 43e édition. Pour préserver justement ce patrimoine régional, il a fallu trouver au FNAP des formules nouvelles pour le faire vivre avec son temps. D’où l’idée de l’ouverture de l’évènement sur d’autres arts et l’éclatement des spectacles sur plusieurs scènes afin d’en faire profiter toutes les couches de population. C’est aussi le souci des élus régionaux qui soutiennent financièrement ce festival. La 43e éditions qui a baissé le rideau le 19 juillet, n’a pas failli à ses promesses. 6 jours de fêtes, 8 scènes dont 6 de quartier et la fête chaque soir. Bab Doukkala, M’hamid, Massira, Sidi Youssef, les places Harti, Daoudiate et Bab Lakhmiss. Toutes ces scènes ont accueilli le Fnap. S’y sont produits chaque soir 3 troupes populaires et en deux numéros. Au Badii qui accueillait uniquement les troupes populaires, les shows ont désormais un fil conducteur pour offrir un spectacle complet et non un défilé anonyme de troupes folkloriques. Ici, pas de chichis, pas de caprice pas de grands décors non plus, «le palais représente à lui seul un magnifique décor». Cette scène principale fait participer 39 troupes folkloriques venant des quatre coins du Royaume dont Rogba, Mengouchi», «Ahouache Talouine», «Dekka», «Ahidous», «Gnaoua» et bien d’autres.Le contenu des prestations des troupes folklorique est resté intact. «La mise en scène est plutôt dans la recherche de théâtralité pour décoder le spectacle et lui donner plus de visibilité», indique t-on auprès de la direction artistique du Fnap.Et décoder le spectacle a commencé par une belle parade dans les rues de Marrakech, histoire d’annoncer des festivités, la veille. Parade magnifique, aux couleurs des régions et du Maroc profond, qui a enchanté petits et grands. Les artistes populaires, cette année, «ont été choyés». Un hommage aux maâlems est désormais institutionnel. Ils sont les meneurs des troupes folkloriques, les pères spirituels. Et c’est à eux que revient la charge d’entraîner chaque groupe et dénicher la relève. Chaque maâlem reçoit une prime de 500 DH en plus de son cachet. Les 400 artistes populaires reçoivent en effet une indemnisation modique de 150 DH par jour pendant 10 jours. Pour eux, ce n’est pas tant le cachet qui les intéresse, mais la participation à cette grande fête nationale des arts qui les motive. Et ils l’ont bel et bien montré sur scène.Badra BERRISSOULE.

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