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Culture

Festival de Tanger
Le CCM s’intéresse davantage au court métrage

Par L'Economiste | Edition N°:1864 Le 29/09/2004 | Partager

. Saïl annonce que les aides seront plus importantes l’année prochaine . L’intégralité de la production marocaine de 2005 sera projetée lors de la 3e édition C’est par une promesse que Noureddine Saïl, directeur du Centre cinématographique marocain (CCM) a entamé sa participation au forum organisé en marge du deuxième festival du court métrage de Tanger. “Lors de la prochaine édition, l’intégralité de la production marocaine de l’année sera projetée”, a-t-il dit à l’adresse des cinéphiles. Et il faudra s’armer de patience pour ceux qui voudront les voir tous, car ce ne sera pas moins de 40 projections auxquelles il faudra assister. Déjà, cette année, ce seront pas moins d’une soixantaine de courts qui seront produits, mais seuls six se sont vu décerner des aides de la part du fonds d’aide. Malgré tout, Saïl n’hésite pas à qualifier l’expérience marocaine en matière d’aide à la production comme “réussie”, même si elle ne constitue pas un idéal. “Le Maroc dispose de textes qu’il faut appliquer, s’ils sont perfectibles, il faudra les améliorer”, note Saïl. Il est vrai que les fonds sont insuffisants, 12 millions de DH ont d’ores et déjà été attribués à titre d’avance sur recettes par le Fonds d’aide cinématographique. Ce dernier qui s’était réuni dans ce qui constitue une première à Tanger avait primé trois longs métrages et 6 courts. A côté de l’aide marocaine, les 600 millions d’euros octroyés annuellement par les pays de l’Union européenne, par exemple, semblent utopiques pour bon nombre de cinéastes marocains, alors que dans des pays arabes tels la Syrie, l’aide est inexistante pour ce type de format. “Nous devons aller vers une situation où il soit normal de produire dans notre pays”, avance le directeur du CCM. Pour ce dernier, il s’agit de changer le fusil d’épaule. Le court métrage, qui est le vivier des artistes et des producteurs, aura sa part d’attention. Ainsi, incessamment, la salle 7e Art, appartenant au CCM, commencera à diffuser systématiquement un court métrage avant chaque projection d’un film. Une voie qui sera suivie par une cinquantaine d’autres salles du pays. Le but est d’encourager la production et la diffusion des court métrages. Les chaînes nationales de télévision devront, elles aussi, suivre l’exemple. Elles vont procéder à la diffusion d’un certain nombre de ces films, un texte de loi pour les y contraindre est en préparation. De ce côté, d’autres changements verront le jour. Le plus important reste le passage de la production par les chaînes de télévision vers le concept de préachat. Le but est le même, selon Saïl, aider à la réalisation de téléfilms et autres œuvres de fiction, mais avec quelques avantages en plus. Le plus important est sans doute de laisser s’épanouir les producteurs et de laisser la porte ouverte pour encourager l’initiative privée.


L’Europe, grand studio

L’Union européenne constitue l’un des plus grands studios du monde avec une production cinématographique d’environ 600 longs-métrages par an, selon Valério Caruso, représentant de l’U.E. Alors que les très prolifiques studios américains ne dépassent pas les 500 films. La manière de travailler diffère aussi entre les deux bords de l’Atlantique. Alors qu’en Europe trois films sur 10 n’atteignent pas l’étape de montage et de développement, aux USA ce chiffre monte à 8. A Hollywood, si le film est considéré non viable économiquement, il est purement et simplement délaissé. La répartition des coûts aussi varie entre le nouveau et l’ancien monde. En Europe, la distribution est le parent pauvre de l’industrie cinématographique. Aux Etats-unis, le budget de promotion peut facilement représenter près de 50% du budget total. De notre correspondant, Ali ABJIOU

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