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Culture

Festival de Casablanca
Du spectacle plein les yeux

Par L'Economiste | Edition N°:2321 Le 18/07/2006 | Partager

. Grand succès pour la première parade de rue. Le circuit médina fait, d’abord, le bonheur de ses habitants Le festival de Casablanca a été lancé samedi dernier à partir de la fameuse place des Nations Unies. Entre les vieilles bâtisses de la métropole, un spectacle insolite attendait les Casablancais descendus massivement dans la rue: une grande parade aux allures de carnaval où des pégases fluorescents faisaient crier les plus jeunes de joie. Sur le boulevard Hassan II, arrivaient ensuite des groupes de cavaliers sur de superbes montures dansant aux côtés d’échassiers, sur le son des guitares électriques et des tambours des Gnaouas. Le tout évoluant sous un jeu de lumières qui donnait au spectacle un aspect irréel.Sur les balcons du siège de la wilaya, d’autres spectateurs suivaient également la parade, notamment Driss Jettou, Premier ministre, le wali de la région, Mohamed Kabbaj et le maire, Mohamed Sajid, venus applaudir le lancement du festival.«La conférence des chevaux» est ainsi le premier spectacle de rue au programme. Animé par la troupe marseillaise Générik Vapeur, ce dernier a également intégré de jeunes artistes venus des différentes écoles d’art marocaines. Ceux-ci ont pu côtoyer les artistes français pendant plusieurs jours dans le cadre d’ateliers de création, afin d’apporter leur contribution à la parade. Des actions à travers lesquelles les responsables du festival planifient une manifestation de rue 100% produit local, pour les prochaines éditions.Hormis la cérémonie d’inauguration, ce sont trois autres volets du festival qui ont été ouverts. La musique d’abord avec le grand concert du chanteur de Raï algérien, Khaled. La scène de Bernoussi a ainsi été envahie par des milliers de fans. Le chanteur dont la popularité est très grande au Maroc a fini le spectacle avec un drapeau marocain autour des épaules.Question cinéma, un film grand public du fameux comique égyptien Adil Imam a été présenté en avant-première. «Assifara fil Imara» (L’ambassade est dans l’immeuble), a fait salle comble au cinéma Lynx, pour le plaisir de sa protagoniste Dalia El Behiri, présente lors de la projection. Le film retrace les déboires d’un ingénieur du pétrole qui rentre du Golfe pour découvrir que l’ambassade israélienne s’est installée dans le même immeuble que lui. Horaires fixes pour les déplacements, fouilles à chaque entrée … deviennent ainsi le lot quotidien du dernier habitant de l’immeuble. Le film a été très applaudi par le public casablancais qui reste très proche du cinéma égyptienMais l’un des moments les plus forts du festival reste quand même l’inauguration en grandes pompes du circuit de l’ancienne médina. T-shirt et casquettes, les décideurs de la ville, l’équipe du festival et d’autres personnalités ont parcouru les ruelles de la cité s’arrêtant sur les vieilles bâtisses, témoins de l’histoire de Casablanca. Neuf haltes ont ainsi été prévues de la place Sidi Bousmara à Arsat Zerktouni en passant par la maison du Maréchal Kibbou, le sanctuaire de Lalla Taja, la zaouïa Darkaouia… un patrimoine qui prouve que Casablanca, la ville moderne, industrielle et économique est également riche en histoire. De quoi rendre jalouses les grandes capitales impériales où les anciennes médinas sont mieux valorisées et présentées comme atout majeur pour le tourisme. A Casablanca, certains bâtiments sont encore utilisés comme n’importe quel lieu de fonction, comme l’ancienne résidence française, occupée par le Syndicat de l’Union des travailleurs marocains, ce qui en restreint l’accès au public. La virée des personnalités de la ville dans le vieux quartier a, par ailleurs, attiré des centaines de curieux qui ont suivi le cortège, ravis de cette visite inhabituelle. Surtout que celle-ci était accompagnée de nombreux groupes de folklores marocains comme les gnaouas et Issaoua. En outre, pour les enfants, Arsat Zertouni réservait une grande surprise. D’abord les cubes déployés, création de l’artiste marocain Hassan Hassani. Ces cubes entreposés ne servent pas uniquement d’ornement au circuit mais également d’espace de jeu pour les enfants. Un peu plus loin, ce sont les marionnettes de girafes et des personnages fabriqués dans les ateliers de création qui ont capté l’attention des plus jeunes. Impressionnés et émerveillés devant les formes énormes qui envahissaient leurs ruelles, les enfants de la médina ne perdaient pas une miette de cet art qu’ils découvraient pour la première fois.Le circuit comme les travaux artistiques qui y ont été réalisés restent ouverts à tous les curieux qui veulent renouer avec le riche passé de la métropole.


Sécurité

Le volet sécuritaire revient avec insistance dans les débats autour du festival. Et ce sont les choix des sites qui en sont à l’origine. Au lieu de concentrer les scènes dans le centre ville, l’organisation a investi des quartiers éloignés pour rendre les festivités accessibles à un plus grand public. Dans des quartiers défavorisés comme Sidi Bernoussi, Sidi Moumen ou El Hank…le public est redouté pour son «indiscipline». En tout cas, aucun incident n’a été noté au cours des deux éditions du festival. Et si le public vient parfois plus pour s’amuser que pour admirer le spectacle, «c’est juste une question de temps», indique les organisateurs. Le public de ces quartiers a tellement peu l’occasion de s’ouvrir à l’art et la culture et de les apprécier. C’est cette donne que le festival tente de changer en touchant ces tranches de la population».Ichrak MOUBSIT

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