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Fès: Un président d'arrondissement s'en prend à son prédécesseur

Par L'Economiste | Edition N°:1655 Le 04/12/2003 | Partager

. Impayés, négligence dans la passation des marchés, autorisations douteuses… la liste des griefs. L'ancienne médina défigurée, des riads cèdent la place à des immeuble R+4Conseiller à la Chambre des Représentants et élu à la tête de l'arrondissement “le plus critique de Fès”, Aziz Filali, du PI, veut donner du souffle à la médina intra-muros. Mais il affirme avoir hérité de l'ex-président de la commune, Mohamed Debbagh (USFP), beaucoup de dossiers à problèmes. “La Radeef n'entretient plus ses installations à l'ancienne médina car Debbagh n'a pas remboursé les 7 millions de DH qu'il doit à la Régie, rien que pour la dernière année de son mandat”, dénonce Filali. Et d'ajouter “qu'en juillet dernier (à la veille des communales), Debbagh avait signé un contrat, d'une durée de 5 ans, avec une société pour lui déléguer la gestion de l'assainissement à Fès-Médina. Selon les clauses du contrat, la commune doit verser 20 millions de DH annuellement en contrepartie des services de ladite société. Notons que les mêmes services, n'avaient coûté que 7 millions de DH pour la commune à l'époque de Abdelmjid El Kouhen (PI, président jusqu'à 1997)”, commente Filali. Contacté par L'Economiste, Debbagh a rejeté la plupart des accusations. Et de répondre, “si le nouveau bureau n'a hérité que des anomalies, moi aussi j'avais hérité des embarras de mon prédécesseur…et c'est ainsi que les dettes se sont accumulées et la commune s'est enlisée dans des problèmes”. De toutes les manières, cette politique de cacher un problème par autre ne fait pas avancer les choses. Elle ne fait que remettre en question la gestion communale dans le passé. Sur la défensive, Debbagh explique que sa commune alimentait celle de Zouagha qui ne dépendait pas de lui, d'où les factures élevées d'électricité restées, impayées. “Comment une telle chose peut être vraie alors que Zouagha se trouve à une dizaine de Km de Fès-Médina…”, s'interroge un membre du Conseil de la ville. Pour l'assainissement, Debbagh justifie le montant du contrat par les superficies couvertes qui auraient augmenté par rapport aux mandats précédents.Aziz Filali ne s'arrête pas là. Selon lui, ce n'est pas la seule anomalie. Outre les lacunes fonctionnelles, il affirme que les autorisations délivrées par l'ex-président pour construire des immeubles modernes à l'ancienne médina ont complètement défiguré l'architecture du site. “De grands riads des quartiers de Sahat E-Chouhada et de Lhabieyyel ont été démolis pour abriter des immeubles R+2 et des R+4”, déplore Aziz Filali. L'Economiste a effectivement constaté que près du lycée Moulay Rachid, les anciennes maisons de “El Arbi Idrissi” et “El Arbi Ouazzani” ou encore “Dar Ben Mohamed Chami” ont disparu. A leur place, il y a des immeubles à propos desquels “l'agence urbaine n'avait jamais donné son accord”, dit Filali. “C'est Hassan Chamali (USFP), ex-responsable du bureau du plan qui avait signé toutes ces autorisations”, explique encore Aziz Filali qui était aussi ex-responsable au services du plan de la même commune. “Les nouvelles constructions ont endommagé l'image patrimoniale de l'ancienne médina”, regrette-t-il. Aziz Filali soulève par ailleurs le problème de l'octroi d'autorisations pour kiosques et terrasses!. ‘'Au total 120 autorisations, de ce genre, ont été délivrées en pleine campagne électorale par l'ex-président''. Le nouveau bureau de l'arrondissement ne peut pas défaire ce qui est fait. Pour mettre un peu d'ordre, un plan d'intervention d'urgence a été établi. “Le but de notre plan est de retrouver l'image du client solvable. L'arrondissement assurera le paiement des dettes en essayant de mieux rentabiliser les contrats”, note Filali.


Augmenter le nombre d'ânes

Les responsables de la commune se sont réunis, récemment, avec ceux de la société du ramassage des ordures pour résoudre les problèmes des points noirs dont souffre la médina. A la suite de cette rencontre, il a été décidé d'augmenter à 100 le nombre “ des ânes ” qui s'occupaient du ramassage d'ordures à (www. leconomiste.com). Ainsi, la société s'est engagée à consacrer 350 ouvriers pour couvrir une superficie de 1.050 hectares et une population de plus de 300.000. Au total, 69.960 tonnes d'ordures seront transportées annuellement, par la société, vers la décharge. La commune a chargé un ingénieur de travaux municipaux pour suivre de près l'opération du ramassage des ordures.. Souk JeldCôté ressources, l'arrondissement compte rétablir la situation des marchés, notamment Souk Jeld (marché du cuir) et Souk Tamer (marché des dattes) dont les recettes ne dépassent pas 30% de ce qui est prévu. “La possibilité d'offrir en location ces marchés à des privés serait plus rentable pour la commune”.De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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