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Fès: Un officier de police assassiné

Par L'Economiste | Edition N°:1532 Le 04/06/2003 | Partager

. Un banal contrôle d'identité lui a été fatal. Bien que maîtrisée, la criminalité ne cesse de choquer les habitants de la villeLa sûreté régionale renforce les mesures de sécurité, et les opérations d'assainissement se multiplient. Dimanche dernier, un appel de détresse signalant l'existence de suspects à Aïn Nekbi (vers la route de Taza et Sidi Hrazem) a été reçu vers 20h30. Etant près des lieux, l'officier principal Abdelmjid Ouzrane, accompagné de son équipe, voulait intervenir. Ouzrane aperçoit des individus devant l'école du “11 Janvier”. Il mobilise son équipe pour inspecter l'endroit et demander aux suspects de décliner leur identité. Par malheur, Ouzrane tombe sur son tueur. Ce dernier, dénommé Abdelillah El Motawakkil (25 ans), était en état d'ivresse, assis sur un banc et accompagné d'une prostituée. “Lorsqu'il m'a demandé de présenter ma carte d'identité, sans réfléchir, je lui ai enfoncé le couteau entre les jambes et je me suis enfui”, avoue El Motawakkil lors de la scène de reconstitution du crime à Aïn Nekbi. Il était 21 heures quand l'officier principal a reçu ce coup mortel. Aussitôt, Abdelmalek Hessaki, chef du SRPJ (service régional de la police judiciaire), a formé des groupes pour retrouver le meurtrier et la prostituée. Après une demi-heure, la fille a été arrêtée. Elle a avoué qu'elle fréquentait l'assassin dans des endroits différents. “Ceci nous a permis d'une part d'identifier le malfaiteur et d'autre part de mettre en place des brigades de recherche dans plusieurs endroits”, note Hessaki. Une longue nuit a été suffisante pour procéder à l'arrestation d'El Motawakkil lundi 2 juin à 4 heures du matin au milieu des égouts de Bab Ftouh. Soumis à un interrogatoire, le tueur a avoué qu'il avait déjà purgé 4 mois au pénitencier en 1999. Qu'il est également cordonnier de métier et qu'il a été refoulé, récemment, d'Espagne. Selon Hessaki, le criminel sera poursuivi pour homicide volontaire avec préméditation et également pour des affaires de vol qualifié et de constitution d'association de malfaiteurs. Reste à signaler que dans un climat douloureux, Ahmed Arafa, wali de la région de Fès-Boulemane, Mohamed Serghini, patron de la police à Fès, Moulay Abdeslam Alaoui Harrouni, gouverneur de la préfecture de Fès-Médina et Abdellah Amimi, gouverneur de la préfecture de Zouagha Moulay Yacoub figuraient parmi les personnalités qui ont suivi le cortège du défunt. Agé de 42 ans, Abdelmjid Ouzrane est père de deux enfants (l'aîné a 5 ans et le second a 7 mois).De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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