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Fès réussit son festival du malhoun

Par L'Economiste | Edition N°:2257 Le 18/04/2006 | Partager

. Vibrant hommage à Tayeb Laâlej. 3.000 enfants bénéficient de la fête de la circoncision L’animation bat son plein dans la capitale spirituelle. Deux grands événements ont été organisés le week-end dernier. Il s’agit des festivals de la circoncision et du malhoun. Du 13 au 15 avril, Fès était donc en fête. Fête qui s’inscrit dans le cadre de la commémoration des cérémonies de la circoncision princière, organisées l’an dernier dans la ville (cf.www.leconomiste.com). Un an déjà et tous les Fassis gardent en mémoire l’émouvante et superbe procession, à travers la médina, de SM le Roi Mohammed V et de son fils, le prince héritier Moulay El Hassan. C’est donc dans cet esprit que la mairie a voulu transcrire ce nouveau festival. Ainsi, 3.000 petits garçons, répartis sur six arrondissements, ont profité de cette opération. Chaque enfant a reçu un panier de denrées alimentaires et des vêtements. Le budget consacré à l’opération est d’un million de DH. Vu le succès, les pouvoirs publics entendent commémorer annuellement la fête de la circoncision. S’agissant du festival du malhoun, cette année les spectacles étaient riches et diversifiés. Outre les concerts de musique organisés dans différents endroits de la ville, la programmation de la 4e édition du festival du malhoun a prévu un colloque instructif sur le thème «Le malhoun et le zajal: concordance et discordance». C’était aussi l’occasion pour rendre hommage au comédien et auteur de «zajal», Ahmed Tayeb Laâlej. «Ce dernier a consacré sa vie à l’art du malhoun», indiquent certains intervenants. Et d’ajouter: «Le malhoun est la forme la plus élaborée de versification en arabe dialectal marocain». Le célébrer à Fès est tout un honneur pour cette ville. En fait, les origines de ce vaste corpus de poèmes, oscillant entre styles populaire et savant, conservé à travers des traditions de chants et de manuscrits, remontent au XIIe siècle, à la région de Tafilalet, au sud du Maroc. C’est grâce à des chanteurs ambulants, appréciés pour leurs panégyriques et récitations des histoires coraniques, agrémentées de multiples rajouts de l’imaginaire populaires, que l’on doit les traces les plus anciennes du malhoun, apparu sous la dynastie des Almohades. Avec l’intérêt des érudits citadins et des lettrés, cet art incorporera plus tard la poésie classique et le zajal andalou. Ainsi, ses qasidas traitent des divers thèmes de la vie sociale. Sous ce dernier aspect, des liens solides et anciens sont conservés avec les adeptes du malhoun qui sont venus nombreux assister à la fois aux spectacles et au forum de discussions. Enfin, en matière d’animation culturelle, Fès mène une stratégie d’envergure pour renforcer l’attractivité de la destination. De fait, les nombreuses manifestations artistiques inscrites dans l’agenda annuel de la cité ont un impact positif sur le développement de la ville. Le festival des musiques sacrées du monde, prévu du 2 au 10 juin, en est le meilleur exemple. De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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