×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Fès: Reprise des cours dans les Facultés de Dhar El Mehrez

Par L'Economiste | Edition N°:1658 Le 09/12/2003 | Partager

. Elles étaient paralysées par une grève de protestation contre la réforme . La semaine dernière, grévistes et administrations ont trouvé un terrain d’ententeLes étudiants de première année des Facultés de Dhar El Mehrez à Fès commencent à peine l’année universitaire. La grève qui avait démarré dès la rentrée a pris fin mercredi dernier. Au courant de la semaine dernière, les grévistes et les administrations concernées ont finalement trouvé un terrain d’entente. Avant d’en arriver là, le corps professoral de la Faculté des lettres a tenté de dissuader les grévistes en leur faisant savoir par une note d’information que l’obtention d’un diplôme exige un minimum de présence aux cours. Cela n’a pas suffi à suspendre le mouvement de grève.Rappelons, qu’en tout, “ ils n’étaient pas plus qu’une petite poignée dont nous recevions des réclamations quotidiennement”, indique le président de l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah, Taoufiq El Ouazani. Une autre source ajoute que “ceux parmi les étudiants qui avaient refusé la grève ont été menacés. Même les enseignants dispensant normalement leurs cours ont eu droit à un traitement similaire”. Rappelons que le mouvement a été déclenché pour protester, prioritairement, contre la nouvelle réforme et le manque d’infrastructures. Pour les grévistes, la réforme est discriminatoire. La présence obligatoire, le contrôle continu et le système des modules avec un paramètre de note éliminatoire sont à l’origine de toute la discorde. Pour Mohamed Kadiri, doyen de la Faculté des sciences, “la réforme ne se négocie pas. Lors de nos réunions avec les étudiants, nous avons soulevé les points sombres et donné des éclaircissements”. L’administration est consciente qu’une grande partie des étudiants est issue de familles démunies. Cette situation sociale ne leur permet pas de présenter des travaux régulièrement et d’être assidus. Beaucoup viennent des régions avoisinantes et ne peuvent se permettre d’assister à tous les cours. “Mais le contrôle continu, par exemple, ne se fait pas à l’improviste, il est annoncé plusieurs jours à l’avance. Pour ce qui est de la présence obligatoire, un enseignant ne va pas pouvoir faire l’appel tous les jours pour plus de 200 étudiants !” précise Kadiri.Concernant le volet matériel du cahier revendicatif des étudiants , plusieurs requêtes ont été formulées. Parmi les plus importantes figurent: l’amélioration des conditions de vie dans la cité universitaire, l’accès sans condition au réfectoire universitaire, l’équipement matériel et humain de l’infirmerie, la mise en place de plusieurs lignes de transport. Au terme des négociations, il a été convenu de remplacer l’ancien autocar universitaire et d’apporter un certains nombres d’équipements manquants. En tout cas, ce qui est sûr c’est que l’année universitaire est sauvée de justesse. Si la crise avait traîné jusqu’à la mi-décembre, l’année aurait été perdue.Mouna KHAMLICHI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc