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Economie

Fès: Plan d'action pour protéger l'eau du Sebou

Par L'Economiste | Edition N°:1547 Le 25/06/2003 | Partager

. Les agriculteurs qui utilisent cette eau pour l'irrigation doivent passer à la caisse. Ceux qui rejettent les eaux usées payent également des redevancesUn an après sa création, l'Agence du bassin hydraulique du Sebou (ABHS) dresse son premier bilan. Et lors de son conseil d'administration du 30 juin prochain, elle dévoilera son programme d'action. «Il y a des décisions importantes qui sont prises au niveau du bassin pour optimiser sa gestion quotidienne«, indique Ahmed Belkheiri, directeur de l'agence. C'est que le législateur a voulu donner une valeur économique à l'eau. Auparavant, ceux qui puisaient dans le bassin ne payaient rien. Actuellement à travers la loi, ils doivent s'acquitter d'une redevance pour l'utilisation du domaine public hydraulique. Les utilisateurs de l'eau pour l'irrigation, l'eau potable ou pour la production de l'énergie électrique doivent passer à la caisse. Les taux des redevances sont fixés par arrêté ministériel. Ils varient entre 2 centimes par m3 pour l'irrigation et 2 centimes par kilowattheures d'énergie. La redevance pour l'eau potable n'a pas encore été fixée. Ceux qui rejettent les eaux usées payent également d'autres redevances, comme ils peuvent s'engager à traiter l'eau. L'agence va collecter ces redevances relatives aux rejets pour octroyer des aides financières aux industriels et collectivités afin de renforcer le système de dépollution. Pour évaluer l'état des ressources en eau du bassin, des travaux de reconnaissance sont effectués. Ceci permet également de connaître le degré d'utilisation de cette ressource pour les besoins en eau potable. Ceux qui prélèvent de l'eau ont tous été inventoriés, car ce sont des redevables. Le bassin du Sebou est un bassin riche en eau mais c'est le premier bassin au Maroc où il y a des problèmes de qualité. C'est pour cette raison que l'agence a mené récemment une enquête dans ce sens. Les mesures effectuées dans ce cadre s'élèvent à environ 19.000 analyses physico-chimiques, biologiques et bactériologiques. Rappelons que 25% de ces analyses ont été faites par les propres moyens du laboratoire de l'agence. Parallèlement, des études concernant les foyers et les caractéristiques de certains rejets industriels ont été lancées pour une enveloppe de 1.454.076 DH.Un tel suivi des ressources en eau de surface dans ce bassin ne peut se faire sans élargir le champ d'intervention à plusieurs localités. En effet, 2.254 jaugeages ont été effectués. De même, 56 jaugeages de crues ont été réalisés dans les provinces de Sidi Kacem, Taza, Taounate et Sefrou. L'agence a procédé à des travaux de forage dans 88 localités réparties sur 47 communes rurales. La population ayant bénéficié de ces travaux s'élève à 62.530 habitants. Au total, 13.135 mètres linéaires de forage ont été réalisés pour un montant de 13.853.740 DH. Ces forages ont permis de dégager un débit global de 290 litres/seconde.


Don de 3 millions de DH

Le bassin du Sebou permet de produire des quantités importantes de kilowatts par les centrales thermiques. Cette année, «tous les besoins ont été satisfaits, on a même moins lâché en irrigation parce qu'il y avait une pluie régulière«, indique Belkheiri. Et d'ajouter: «On a commencé à livrer l'eau d'irrigation à partir du mois de mars«. A noter que l'agence a reçu un don de 3 millions de DH de l'Agence française de développement. Ce don permettra la réalisation de la stratégie de l'agence. L'effectif de celle-ci est de 90 personnes. «Avec un taux d'encadrement de 15%, nous allons reprendre tout le personnel qui travaille dans les stations hydrologiques et les barrages. Dans quelques mois, nous serons près de 200 personnes«, explique le patron de l'agence. . Solidarité interrégionL'Agence du bassin hydraulique du Sebou couvre une zone qui s'étend sur les wilayas de Fès, Meknès et Kénitra. Son champ d'intervention touche également des provinces comme Taza, Boulemane, Khémisset, Sidi Kacem, Sefrou, Ifrane, El Hajeb, Chefchaouen, Khénifra et Taounate. Parmi les attributions de l'agence figurent le suivi des ressources en eau, l'évaluation, la planification, la mobilisation de la ressource, la gestion du domaine public hydraulique. Une situation hydrologique est diffusée chaque trimestre. La réglementation des activités polluantes, la reconnaissance de la valeur économique de l'eau et la solidarité interrégions en période de sécheresse figurent aussi parmi les priorités. De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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