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Fès: Les citoyens manifestent contre l’insécurité

Par L'Economiste | Edition N°:3367 Le 22/09/2010 | Partager

. Réunion à huis clos des responsables sécuritaires. 265 caméras de surveillance bientôt opérationnelles «LA justice doit être beaucoup plus ferme contre la criminalité». Tel a été le mot d’ordre de la réunion qui s’est tenue lundi, après-midi, au siège de la wilaya de Fès. Regroupant les dirigeants de tous les services sécuritaires (DGSN, DST, Gendarmerie royale, Forces auxiliaires), la rencontre qui a été présidée par Mohamed Rharrabi, wali de la région Fès-Boulemane, s’est tenue en présence notamment du Procureur général de la Cour d’appel. Tous ces responsables ont donné leurs points de vue par rapport à la situation dans la ville. Si les informations qui ont filtré sur cette réunion tenue à huis clos, sont rares, l’on sait cependant que celle-ci intervient juste après trois marches contre la recrudescence de la criminalité et donc le retour de l’insécurité dans la ville. Marches qui ont été organisées, le week-end dernier, par les habitants des quartiers de Fès Jdid, Moulay Abdallah et Sidi Boujida. Ici, la population vit dans l’angoisse. Et pour cause, les multiples actes criminels enregistrés depuis près d’un mois. A Moulay Abdallah, l’assassinat d’un jeune homme, mercredi dans la soirée, a été la goutte qui a fait déborder le vase. De fait, son enterrement vendredi s’est transformé en mouvement de protestation. Les protestataires demandaient une «intervention plus ferme» pour assurer leur quiétude.Rappelons que l’organisation de manifestations contre l’insécurité à Fès ne date pas d’aujourd’hui. La ville en est à sa septième marche depuis 2004. Elle en est aussi à son 4e préfet (El Badani, Serghini, El Bekkali et Aarous). «Aujourd’hui, ce n’est pas le changement d’un wali ou d’un préfet qui améliorera la situation…il faut s’attaquer aux problèmes de fonds : c’est-à-dire la pauvreté, le chômage, l’exode rural, la crise, l’abandon scolaire…», indique une source qui suit de près ce dossier. Certes, les délits de vols à l’arraché, à la tire…se produisent dans toutes les villes. «Mais à Fès, la rumeur est plus intense qu’ailleurs. Et ceci contribue à installer une psychose de la peur chez les citoyens», ajoute notre source. Même son de cloche auprès de Hamid Chabat, président du Conseil communal, pour qui «Fès est surtout victime de l’amplification des faits divers par la presse». Le maire souligne que les chiffres officiels de la DGSN classent Marrakech, Casablanca et Rabat en tête des villes où sévit la criminalité, alors que Fès qui est classée loin derrière figure toujours à la Une des journaux. «Un proche d’un ancien ministre a été assassiné dans une maison d’hôtes à Marrakech et la presse n’en a même pas parlé», poursuit Chabat. Tout cela pour dire que la situation sécuritaire à Fès «n’est pas aussi alarmante qu’elle ne paraît l’être». D’ailleurs, les statistiques officielles de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) le montrent bien. Les chiffres font état d’une régression de la criminalité de près de 15% en 2009. La ville a enregistré 3.384 actes de criminalité violente, soit un taux de délinquance de l’ordre de 0,33%. Pour 2010, l’on n’a pas pu avoir les derniers chiffres. De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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