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Fès: Le Musée Nejjarine menacé par le trafic d'antiquités

Par L'Economiste | Edition N°:1552 Le 02/07/2003 | Partager

. L'expérience de ce musée a été en vedette lors d'un colloque sur l'ancienne médinaNombreux sont les architectes qui ont assisté au premier colloque international du groupe Archi Média et l'Université Al Akhawayne sous le thème «la médina, une cité nouvelle?«. La rencontre s'est déroulée à l'Université d'Ifrane et au musée Nejjarine à Fès. A travers ce rendez-vous, Archi Média voulait approfondir la réflexion sur le tissu urbain de la médina et créer des passerelles entre les expériences locales et internationales. Un sujet qui a suscité beaucoup d'intérêt auprès des participants. L'utilisation du mot «cité« invoque la pluralité et la relation vivante et intelligente qui existe entre les habitants. Selon, Rachid Belmokhtar, président d'Al Akhawayne, «la médina est un bâti qui dans son développement se reproduit et malgré sa relation avec la topographie, il y a quelque chose qui réagit sur les habitants«. La médina ne peut exister éternellement que s'il y a un réinvestissement et une restructuration en termes de densité, de réhabilitation, de restauration, d'équipement et infrastructure, indique pour sa part Fouad Serghini, directeur de l'ADER. Pour illustrer, les participants à la rencontre ont pris l'exemple de la fondation Mohammed Karim Lamrani. Les architectes ont visité le Musée Nejjarine. Situé au coeur de l'ancienne médina de Fès, le musée a été restauré à l'initiative de cette fondation en 1990. C'est une action qui a coûté une enveloppe de 25 millions de DH. En fait, le musée abrite actuellement des oeuvres d'art sur l'histoire du Maroc à travers les siècles. L'objectif est de limiter aussi le trafic d'antiquités, souligne Mohamed Chadli, directeur du musée. Selon lui, deux transactions, concernant des objets très rares, ont été dénoncées récemment grâce au musée. L'une concernait une frise du XIIe siècle qui a été rachetée à 20.000 DH alors que son acheteur allait quitter le Maroc et l'autre porte sur une pièce d'art très rare datant du XIVe siècle. Notons que malgré ces actions, le musée ne reçoit que 35.000 visiteurs par an, dont 8% de Marocains. Au total, 8 personnes veillent quotidiennement à l'entretien du musée qui, d'après ses responsables, coûte une fortune. De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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