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Fès: La grève se durcit chez Bombino-Confort

Par L'Economiste | Edition N°:1884 Le 27/10/2004 | Partager

. Elle a démarré il y a plus de quarante jours. Principale revendication: “Réintégrer l’employée licenciée”Pourquoi créer des entreprises alors que celles qui existent subissent parfois les effets néfastes du tempérament de leurs ouvriers? Un tempérament très changeant et qui risque d’aboutir à la fermeture de l’entreprise. C’est la question qui préoccupe en ce moment Saïd Fouad Benjelloun, directeur général de Bombino-Confort, usine spécialisée dans la fabrication de mousse. En effet, cette entreprise, implantée dans le quartier industriel Sidi Brahim, a été créée en 1980. Aujourd’hui, elle est à l’arrêt depuis plusieurs semaines. A l’origine de la crise, le renvoi de Najiba Mjahed, une employée “non rentable”, d’après les estimations de la direction. Par esprit de “solidarité”, 80 ouvriers sur un total de 90 refusent de rejoindre leurs postes depuis plus d’une quarantaine de jours. Principale revendication: “Il faut réintégrer la salariée licenciée”. Les responsables syndicaux (UNTM) parlent aussi du “non-respect par la direction de l’accord établi au niveau de la Commission nationale de la recherche et de la réconciliation”. Saisis de l’affaire, la délégation régionale du travail et le CRI ont tenté de résoudre le problème, en vain.Certes, la direction de l’entreprise refuse la réintégration de Najiba Mjahed. Mais elle va lui payer toutes ses indemnités. Seulement, Mjahed a décliné cette offre et persiste à réclamer son emploi. La direction a donc respecté les termes de l’accord de la Commission nationale. Pour Benjelloun, “le renvoi de l’employée en question est motivé par le manque de rentabilité. Les syndicalistes n’ont pas le droit de réagir ainsi; cela montre qu’ils ignorent le code du travail, et qu’ils ont peut-être des objectifs politiques”. “L’histoire des grèves dans notre établissement ne date pas d’hier. En fait, le syndicat UNTM a été derrière plusieurs mouvements de ce genre durant les 3 ou 4 dernières années et pour des raisons futiles”, explique Benjelloun.Pour leur part, les manifestants ne veulent rien entendre. Ils continuent à considérer le renvoi de l’employée comme une atteinte à l’activité syndicale. Ils sont allés jusqu’à accuser l’entreprise de ne pas respecter les normes d’utilisation des produits chimiques. A ce propos, Asmae Benjelloun, attachée de direction, affirme que Bombino-Confort respecte toutes les normes d’hygiène et de sécurité. “Nous mettons à la disposition des ouvriers gants et masques de protection. Une commission d’inspection est déjà passée dans l’unité et a constaté la qualité de nos moyens”, ajoute Asmae Benjelloun.   Reste à signaler que des ouvriers squattent actuellement un parking jouxtant l’établissement. Ils insultent leurs collègues qui n’ont pas adhéré à cette grève. Ce dossier semble loin d’être résolu en l’absence d’une intervention efficace des autorités. De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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