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Affaires

Fès: L’Etat à la rescousse de la Simef

Par L'Economiste | Edition N°:2372 Le 29/09/2006 | Partager

. 14 millions de DH pour le personnel . La signature de la convention de réconciliation prévue ce vendrediLe personnel de la Société des industries mécaniques et électriques de Fès (Simef) peut enfin souffler un peu. En effet, l’Etat lui a réservé une enveloppe de 14 millions de dirhams. «Ceci en dépit d’un accord que nous espérons conclure, d’ici à la fin de semaine, avec les partenaires sociaux pour pouvoir indemniser le personnel», indique Bousselham Hilia, secrétaire général du ministère de l’Industrie, du Commerce et de la Mise à niveau de l’Économie. Ce dernier s’est réuni, lundi dernier à Rabat, avec les délégués des employés de la Simef. L’objectif était d’examiner la façon dont la somme consacrée par l’Etat sera répartie entre les 240 cadres, employés et ouvriers» de l’ancienne usine de fonderie et de fabrication de moteurs diesel. Historiquement, les problèmes de la Simef avaient démarré dans les années 1990. Comme la plupart des autres filiales de l’Office de développement industriel (ODI), à la veille de la privatisation, la Simef était en difficulté. De ses trois activités d’origine, il n’en restait que deux: la fonderie et la fabrication de moteurs diesel. . Perte des débouchés maghrébinsLa première n’était plus qu’à 50% de son niveau de 1993 et la seconde au tiers. Sur le plan financier, elle connaissait une situation précaire. Elle était menacée de saisie, la caution apportée par l’ODI était dépassée. A cela s’ajoute le fait que l’entreprise avait un contentieux avec son bailleur de licence allemand, Deutz. Ce dernier commercialisait des produits qui lui revenaient de droit. Au moment de la privatisation, la procédure judiciaire était entamée. Parallèlement, la Simef venait de perdre ses débouchés dans les pays maghrébins. Le projet d’une nouvelle fonderie a été abandonné. L’entreprise fondait beaucoup d’espoir sur le cyclomoteur économique. Mais toute l’activité est à l’arrêt partiellement depuis 2003 et totalement depuis juillet 2005. Et depuis lors, le personnel n’a pas touché de salaire.Actuellement, ce dossier est directement supervisé par le Premier Ministre, Driss Jettou, et le ministre du Commerce et d’Industrie, Salah Eddine Mezouar. D’ailleurs, à l’issue de leurs multiples rencontres avec les représentants des salariés, un rapport de réconciliation vient de voir le jour. Ce rapport précise que la Simef est en liquidation judiciaire depuis le 9 juin 2004 et que les 14 millions de dirhams consacrés par l’Etat au personnel est à considérer comme un don pour aider ces employés en situation précaire. En sa qualité de futur signataire de l’accord de réconciliation, le personnel de la Simef s’engage à établir une paix sociale.En ce qui concerne les arriérés de salaires des ouvriers, évalués à quelques 30 millions de dirhams, le versement devrait se faire après la liquidation judiciaire. Dernière nouvelle: le Conseil de la Région Fès Boulemane compte acquérir le terrain de la Simef (11 ha environ). Il compte y installer le projet Fès-Technovalley. Une réunion s’est tenue à ce propos hier jeudi.De notre correspondantYouness SAAD ALAMI

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