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Fès, hub des services? J’y crois!
Entretien avec Mohamed Rharrabi, wali de Fès-Boulemane

Par L'Economiste | Edition N°:2303 Le 22/06/2006 | Partager

Si le textile et l’agroalimentaire sont ses industries «historiques», Fès n’entend pas rater le train de la délocalisation des services à valeur ajoutée par les groupes internationaux. Pour cela, il faudra mettre le paquet sur l’infrastructure et la qualité des ressources humaines car la compétition est très rude. Mohamed Rharrabi, wali de la région, y croit. - L’Economiste: Au-delà de la confection et du textile, où elle a d’ailleurs perdu des positions, à quelles autres activités la région peut-elle prétendre?- Mohamed Rharrabi: La région de Fès a bien des atouts, elle n’est pas condamnée à la spécialisation dans le textile-confection ou l’agroalimentaire. Les nouvelles technologies et la délocalisation des services lui offrent de réelles possibilités de diversification. L’enjeu serait de miser sur les secteurs innovants générateurs de valeur ajoutée et d’identifier les créneaux sur lesquels la région pourrait se positionner en leader. Cette spécialisation devra être basée sur les compétences distinctives de la région. Il est tout à fait envisageable que sur des niches bien particulières, Fès se transforme en un futur hub régional pour des multinationales. Nous y travaillons avec l’ensemble de nos partenaires.. Comme pour le reste du pays, le foncier reste un souci pour les investisseurs à Fès. Qu’est-ce qui est fait pour lever cet obstacle? - Je ne partage pas totalement cet avis. La multiplication des quartiers industriels est une réponse à un besoin en foncier industriel. La région de Fès-Boulemane dispose de 8 zones industrielles opérationnelles étendues sur 400 hectares. Leur taux de valorisation dépasse 90%. En fait, la localisation des unités industrielles est marquée par une dispersion assez prononcée qui s’explique par l’ancienneté des activités manufacturières. Le manque de structures d’accueil a favorisé l’implantation des activités aussi bien au centre qu’à la périphérie au gré des opportunités foncières. Les anciens quartiers souffrent d’une dégradation avancée de leurs équipements en particulier la voirie et l’éclairage public. . Comment entendez-vous les sortir de ce marasme?- D’importants programmes de réhabilitation de ces quartiers sont en cours. Le premier concerne la zone industrielle de Bensouda auquel 70 millions de dirhams ont été affectés. La fin des travaux est imminente. Dans cette région, l’industrie cherche des espaces pour se développer et il devient urgent d’y apporter une réponse crédible. Il faudrait lancer de nouveaux sites dédiés aux activités industrielles mais avec une nouvelle approche qui réponde aux vrais besoins. Cela suppose de veiller scrupuleusement au respect des délais d’exécution des travaux d’aménagement et à la réalisation de projets par les attributaires de lots industriels. C’est le seul moyen d’optimiser le foncier industriel. . Comment expliquez-vous le chômage si élevé de diplômés dans la région alors que les créations d’entreprises y sont en forte hausse? - Effectivement, le taux de chômage dans cette catégorie reste relativement élevé. Il est de 22,3% contre 4,2% chez les jeunes sans diplôme. Cela est dû notamment à une sélectivité du marché à l’entrée, l’inadaptation entre la formation et le profil demandé et une présence marquée par les jeunes diplômés pour l’emploi salarié qui leur fait passer à côté des opportunités que peut offrir l’autoemploi. Mais grâce à une politique proactive, l’Anapec s’engage à insérer 2.800 jeunes cette année. Elle en est déjà à 1.232 à fin mai. Plusieurs de ces jeunes ont intégré le secteur des nouvelles technologies.


Des arguments de vente

Deux universités, 93 centres de recherche et laboratoires, 101 unités de formation et un institut national de plantes médicinales et aromatiques. La présence de ces centres de savoir est un des arguments de vente de la région envers les investisseurs. Ces derniers veulent des ressources humaines employables. Fès peut s’appuyer aussi sur une infrastructure télécoms de qualité accessible à des coûts compétitifs. La création d’un technopark est l’élément-clé de ce dispositif marketing en direction des investisseurs dans le secteur des technologies de l’information. La ville bénéficie déjà du mouvement de sortie de l’axe Casablanca-Rabat amorcé par les opérateurs des Centres d’appels. La ville abrite aujourd’hui sept call-centers et un centre de traitement de données qui emploient un millier de personnes. Le dernier en date, Webcad avec 400 positions, a choisi Fès pour diversifier sa présence au Maroc. A moyen terme, l’objectif est de faire de la région un fournisseur reconnu de services informatiques, d’innovation et d’ingénierie à valeur ajoutée et une référence dans l’édition de logiciels, espère le wali de la région qui doit cependant avoir de sérieux arguments face à la concurrence de Casablanca et de Tanger.Propos recueillis par Younes SAAD ALAMI

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