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Fès: Des élus refusent la coopération décentralisée

Par L'Economiste | Edition N°:2391 Le 31/10/2006 | Partager

. 427 millions de DH accordés à la ville, votés après une séance «animée». Les dépenses dites obligatoires absorbent plus de 90%du budget Le budget de la ville de Fès pour 2007 a été adopté à la majorité à l’occasion de la session d’octobre, tenue dernièrement au siège de la mairie. Une session animée au cours de laquelle les élus de l’opposition (PJD et USFP) ont opposé un véritable bras de fer. A tel point que l’ex-président de la Communauté urbaine de Fès, Abderrahim Filali Baba (USFP), s’est retiré de la salle après une petite prise de bec avec l’actuel maire, Hamid Chabat. Filali a justifié son retrait par la non-explication du responsable de la ville du Programme de développement régional touristique (PDRT). Un point qui n’était d’ailleurs pas inscrit à l’ordre du jour.   Pour ce qui est du volet de la coopération, ce point a largement été défendu par le maire. «Parce que c’est Fès qui en tire profit», dit-il. De fait, la ville a reçu cette année 12 bus grâce à un partenariat avec Strasbourg. Un plan de déplacement urbain est à l’étude en collaboration avec Montpellier. «Egalement, deux dons d’une valeur de 483.500 et 1.041.260 DH nous ont été accordés respectivement par Barcelona Solidària-Arxiu Municipal de Catalunya, dans le cadre du programme ‘‘Archives sans frontières’’, et par l’UE pour le plan Med’Act», ajoute le maire. A noter que, récemment, un partenariat a été conclu avec la ville de Loja pour la restauration et la signalisation du mausolée de Lissan Al-Din Ibn Khatib. Hormis ces mésententes, le programme de la réunion a traité douze points relatifs en majorité au budget de la capitale spirituelle. Ainsi, sur les 60 élus présents, 52 se sont mis d’accord sur un budget de l’ordre de 427 millions de DH. Ce qui représente une hausse de 1,88% par rapport au budget de l’année précédente. Le président du Conseil de la ville a indiqué que son bureau n’a pas voulu se prononcer sur des prévisions de budget beaucoup plus conséquentes vu la nouvelle architecture de la fiscalité locale. Celle-ci sera revue en profondeur (cf. www.leconomiste.com). «Le ministère de l’Intérieur a décidé la suppression de certaines taxes à faible rendement ou qui faisaient double emploi avec celles de l’Etat», souligne le maire. Et d’ajouter: «Pour plus de clarté et de simplification, 11 taxes ont été instituées ou réaménagées au profit des communes urbaines et rurales». C’est dire que le responsable du gouvernement local est bien informé. Et les conseillers qui avaient préparé des questions relatives à la disparition de certaines taxes se sont abstenus. En clair, la taxe professionnelle, à titre d’exemple, a remplacé la patente et la taxe d’habitation a pris la place de la taxe urbaine.Une lecture dans la documentation, remise lors de la session, permet d’analyser qu’en comparaison avec 2003, le budget prévisionnel pour 2007 a enregistré une augmentation de 41%. Ainsi, les recettes budgétaires de la ville seront assurées à hauteur de 40% par les taxes urbaines, de propreté et professionnelles. Le complément est assuré par la TVA (32,5%), les impôts locaux et autres taxes que le receveur des Finances collecte pour le compte de la commune (27,5%). Côté dépenses, la plus grosse part est absorbée par les dépenses dites obligatoires et estimées à plus de 392 millions de DH. Et notamment le règlement des dettes, le paiement des délégataires de services communaux (éclairage public, ramassage d’ordures, espaces verts), les primes réservées aux arrondissements, et les salaires et indemnités du personnel, représentent près de 91,94% des dépenses. Ces charges obligatoires réduisent ainsi la marge de manœuvre de la commune, qui se retrouve avec une enveloppe de 34,4 millions de DH. Un montant qui servira notamment à l’organisation des festivals (Madih, musiques andalouses, circoncision, moussem Sidi Ali Boughaleb…) et la gestion des différents services communaux. En tout cas, le Conseil de la ville de Fès se dit décidé à tenir ses promesses. Pour le premier trimestre 2007, outre la finalisation de la deuxième tranche de la réfection des routes, l’inauguration du Boulevard Hassan II, le lancement des travaux des parcs Oued Fès et Champ des courses, figurent également au programme.   


Prise de bec

Hassan Boumchita, un élu du PJD, n’a pas manqué de reprocher au maire, Hamid Chabat, sa politique pour la ville de Fès. Il a qualifié de «louche» la gestion des parkings, qui, selon lui, ne rapportent pas beaucoup à la ville alors que partout on trouve des gardiens de voitures. «Il y a des marchés passés en dessous de table», dit-il. Et de poursuivre: «Pourquoi vous vous consacrez plus aux relations à l’international et à la coopération décentralisée qui réservent davantage de fonds aux réceptions et aux cadeaux». Chabat, qui répond: «D’abord, s’il y a quelqu’un sous la table c’est toi Boumchita»… puis d’ajouter: «L’élu qui nous accuse aujourd’hui de mauvaise gestion a été chargé, par la commune, d’un chantier de construction. Malheureusement, il a trompé notre confiance en détournant même les briques».S’agissant des parkings, ils rapportent plus de 7 millions de DH par an.De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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