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Fès: De faux-monnayeurs sous les verrous

Par L'Economiste | Edition N°:1712 Le 25/02/2004 | Partager

. Près de 140.000 DH de faux billets saisis par la police judiciaire . Au départ, les mises en cause faisaient uniquement la contrefaçon des logos de certaines marques. Selon les enquêteurs, le principal accusé avait l'intention d'arnaquer des banquesLe week-end dernier, les éléments de la police judiciaire ont saisi près de 140.000 DH de fausses monnaies. C'est la plus grosse saisie de faux billets jamais réalisée à Fès. En fait, les trafiquants ont été écroués, un par un, grâce à une vaste opération menée par le service régional de la police judiciaire (SRPJ). Au total, 7 individus ont été arrêtés. Les deux chefs de file sont Khalid Achkli, instituteur, et un technicien en informatique. Les deux hommes ne se dévoilaient jamais leurs identités. Ils ont pu reproduire des centaines de faux billets de 100 et 200 DH. Au départ, ils faisaient uniquement la contrefaçon des logos de la marque ACE, du shampooing Cadum et même des sachets de produits importés. Ensuite, ils ont commencé à créer de faux billets d'argent. Achkli quitte l'enseignement en septembre dernier pour se livrer à cette activité illégale. Pour ce faire, il achète un matériel informatique très sophistiqué. Selon les enquêteurs, ce principal accusé avait l'intention d'arnaquer les banques en créant une société fantôme et en déclarant faillite par la suite. Il a même pensé changer son identité en fabriquant une CIN falsifiée. L'ex-instituteur est lié à un réseau, dont les membres se trouvent à Casablanca, Martil, Kénitra et Fès. Ses associés dans les autres villes sont actuellement recherchés. Les faussaires arrivaient à écouler les faux billets dans des night-clubs. Ce blanchiment leur permettait de mener la belle vie… mais pas pour longtemps. Les accusés déjà arrêtés ont avoué avoir produit une somme avoisinant les 300.000 DH. Le comportement de l'un d'entre eux, de milieu pauvre, a attiré l'attention des voisins. Ces derniers ont remarqué que le jeune du quartier multipliait les sorties nocturnes avec des sommes d'argent assez importantes. Et c'est ainsi que l'information est tombée chez les services de police judiciaire. Et la personne en cause a été appréhendée, en premier lieu, en possession de 1.800 DH de faux billets. L'accusé a facilement dénoncé son complice qui jouait le rôle d'intermédiaire. Deux autres personnes, faisant partie du réseau, sont actuellement recherchées. Reste à signaler que la police a saisi, lors de l'inspection, un ordinateur, un scanner et une grande imprimante. Les escrocs risquent une peine de prison allant de 10 à 30 ans, indique une source judiciaire. De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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