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Fès: Comment dépolluer le Sebou?

Par L'Economiste | Edition N°:2267 Le 03/05/2006 | Partager

. Nouveau procédé pour le traitement des margines . Une station d’épuration dès 2009 La problématique des eaux usées remonte à la surface à chaque fois qu’on aborde le cas du bassin du Sebou. En effet, plusieurs ONG montent au créneau pour dénoncer la situation de ce bassin et proposer des solutions. La dernière en date est l’Association marocaine de catalyse et d’environnement (AMCE) qui a organisé à Fès le cinquième Symposium international sur l’environnement, catalyse et génie des procédés et le troisième workshop euroméditerranéen sur le traitement et la valorisation des déchets liquides et solides (du 24 au 27 avril). Parallèlement à ces deux manifestations, qui ont connu d’ailleurs un franc succès (avec la participation de 15 pays), Fès a reçu dernièrement les dirigeants de Zinessalam Environnement, une société qui a proposé un nouveau procédé de traitement des eaux usées. Pour son responsable, Mohamed Benlemlih, «le Maroc est confronté au problème du développement et de la gestion durable de ses réserves d’eau, étant donné que l’eau joue un rôle clef au niveau de la poursuite du développement économique du pays». Benlemlih ajoute que l’absence d’épuration des eaux a des conséquences importantes pour le Maroc. De fait, de fortes pollutions dans les villes menacent l’environnement comme c’est le cas par exemple du Sebou qui traverse de nombreuses régions entre Fès et Kénitra.Notons que Fès constitue le premier pôle de production d’huile d’olive au Maroc (42% de la production nationale). Les eaux de trituration des olives et l’extraction de l’huile donnent lieu à un résidu noir huileux appelé margines. Ce résidu ne peut pas être rejeté aux égouts; le rejet des margines sans aucun traitement préalable provoque le blocage du processus de potabilisation des eaux usées. Par ailleurs, le traitement des margines est devenu une urgence, car en 2009 les eaux usées domestiques de la ville de Fès vont être acheminées vers une station de traitement. Cette station ne pourrait fonctionner que si tous les effluents industriels, y compris les margines, sont traités. «En collaboration avec une société espagnole Cyclus-Id, spécialiste dans le traitement des eaux, notre laboratoire a participé à l’élaboration d’un procédé adéquat et fiable pour le traitement des margines», explique Benlemlih. Et d’ajouter que ce procédé est un système modulaire, compact, flexible et totalement automatisé. Il fait appel à des unités fonctionnelles ciblant les éléments constitutifs de la pollution et il se base sur des traitements en série, biologiques et physico-chimiques».Selon Sanae Mdaghri Alaoui, du laboratoire de Biotechnologie de l’environnement de la Faculté des sciences de Fès, «la combinaison de technologies que développe Cyclus-Id pour ce type de déchets fait que ce procédé occupe un espace réduit. Et ses avantages font que l’eau résultante est totalement désinfectée, incolore et inodorante. De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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