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Fès: Agressions sauvages contre les étudiants de Dhar El Mehrez

Par L'Economiste | Edition N°:1670 Le 25/12/2003 | Partager

. Des centaines d'étudiants affirment être agressés tous les jours par des islamistes . Pour le doyen de la Faculté des sciences, l'enceinte universitaire n'est pas concernée Les étudiants de l'Université Dhar El Mehrez sont de plus en plus harcelés par des mouvements extrémistes. Des filles affirment être agressées par des inconnus qui les somment de porter le voile. “Les agresseurs sont des étudiants de la fac. Ils veulent nous imposer leurs lois”, s'inquiète un étudiant devant un arrêt de bus. Et d'ajouter: “Pour les meneurs de ces mouvements, les jeunes filles qui ne portent pas le voile ou la barbe pour les homme, sont hors la loi”. Selon des témoins, lundi dernier, des extrémistes se sont présentés à la station de bus pour demander aux étudiantes de se séparer des étudiants et prendre un bus à part. Ces scènes se déroulent sur la voie publique sous les yeux de tout le monde. La réaction virulente de la foule a fait fuir les agresseurs qui se sont réfugiés à l'intérieur de la fac. Quelques jours auparavant, ils étaient plus de 150 à se rassembler place de Dhar El Mehrez (à l'entrée des facultés) menaçant les passants et leur demandant de se soumettre à leurs “règles”. Il n'y a eu que des affrontements sans gravité, indiquent des témoins. Seules quelques jeunes filles se seraient évanouies devant les menaces des organisateurs de ces mouvements extrémistes. Du côté de l'administration, Kadiri, doyen de la Faculté des sciences, déclare n'avoir aucune connaissance de ces actes, du moins à l'intérieur de l'établissement. Il ajoute aussi que “le groupe islamiste a récemment manifesté pour demander l'inscription de certains étudiants alors que le délai est bel et bien dépassé. C'est une manière pour eux de se mettre en évidence. C'est aussi un moyen de rivaliser avec les basistes, qui rappelons-le, avaient observé plusieurs semaines de grève pour protester contre la nouvelle réforme”.Ces scènes dans les universités marocaines et particulièrement à Fès ne datent pas d'hier. Les islamistes dans les facs ainsi que les autres mouvements s'activent au début de chaque année universitaire. Des habitudes qui se sont installées… malgré les interventions musclées des autorités …


Protestation contre la réforme

Les étudiants de première année des Facultés de Dhar El Mehrez à Fès commencent à peine l'année universitaire. La grève qui avait démarré à la rentrée n'a pris fin que vers la deuxième semaine de décembre. Les étudiants étaient contre la réforme. Grévistes et administration avaient trouvé un terrain d'entente. Avant d'en arriver là, le corps professoral de la Faculté des lettres avait tenté de dissuader les grévistes en les informant par une note que l'obtention d'un diplôme exige un minimum d'heures de présence aux cours. En tout, “ils n'étaient pas plus qu'une poignée dont nous recevions des réclamations quotidiennement”, indiquait le président de l'Université Sidi Mohamed Ben Abdellah, Taoufiq El Ouazani. Une autre source ajoute que “ceux parmi les étudiants qui avaient refusé la grève ont été menacés. Même les enseignants dispensant normalement leurs cours ont eu droit à un traitement similaire”.Mouna KHAMLICHI

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