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    Culture

    Exp’Eau: Le parapluie comme vecteur d’expression

    Par L'Economiste | Edition N°:2772 Le 08/05/2008 | Partager

    . L’espace Lydec abrite l’exposition jusqu’au 15 mai. Youssouf Amine Elalamy, un artiste engagé Lydec présente dans son espace d’art, à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, l’exposition «Exp’Eau», jusqu’au 15 mai. Il s’agit d’une série d’œuvres graphiques, d’installations et de sculptures réalisées par l’artiste peintre Youssouf Amine Elalamy, autour d’un objet familier: le parapluie. «J’ai choisi ce support parce qu’il signale la présence de l’eau. Je l’ai masqué, peint, déguisé, déformé, répété à l’excès. Détourné de sa fonction première, le parapluie devient ainsi un langage en soi, susceptible d’exprimer notre inquiétude face au gaspillage de l’eau». C’est ainsi que l’artiste explique son intérêt pour cet objet. En outre, il ne croit pas à «l’art pour l’art». «L’art est un engagement au quotidien, pour la chose politique bien sûr, mais aussi pour le monde dans lequel nous vivons et, plus encore, celui que nous laissons à nos enfants». Dans cette exposition, Youssouf Amine Elalamy démultiplie les parapluies à l’excès, les rend grotesques, comme s’ils avaient été délaissés par l’homme parce qu’ils n’avaient plus lieu d’être dans un monde de plus en plus menacé par l’absence de l’eau.Détournés de leur fonction, assemblés en une sculpture géante de plus de six mètres de haut, plusieurs dizaines de parapluies transparents mêlés à des tuyaux d’arrosage prennent l’apparence d’étranges insectes aux ailes figées. La profusion des parapluies fermés devient l’expression d’une abondance, celle d’une société qui consomme et gaspille dans un monde où l’eau douce se fait de plus en plus rare. Imposante, monumentale, la sculpture occupe l’espace central. A proximité, un parapluie transparent ressemble étrangement à une coupe d’eau prête à recueillir le don du ciel. L’eau n’est plus souillure contre laquelle on se protège, mais bien une richesse que l’on s’efforce de préserver. Dans une autre sculpture, deux objets familiers, un parapluie et une douche sont assemblés puis «bricolés» l’un avec l’autre, pour former un objet unique et insolite. Natif de Larache, Youssouf Amine Elalamy, 47 ans, est professeur à l’Université Ibn Tofaïl de Kénitra. Il est lauréat du grand prix de littérature marocaine d’expression anglaise en 1999 et l’auteur de «Paris mon bled», paru en 2002. Son livre «Un Marocain à New York», paru chez Eddif en 1998, lui a valu le prix du meilleur récit de voyage du British Council International.Nadia BELKHAYAT

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