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Etats-Unis: Un surdoué de la finance hérite du Secrétariat au Trésor

Par L'Economiste | Edition N°:507 Le 14/05/1999 | Partager

Changement surprise à la tête du Trésor américain. Lawrence Summers, dauphin naturel de Robert Rubin à la tête de la plus grande administration financière mondiale, va hériter, à partir du 4 juillet, d'une économie-cadeau en pleine expansion depuis 8 ans et dotée d'un budget excédentaire.
Universitaire, fils d'économistes, neveu de Prix Nobel d'Economie, Lawrence Summers, qui eut pour professeur Stanley Fisher, actuel numéro deux du FMI, et fut premier économiste à la Banque Mondiale, a travaillé quatre ans comme second de Robert Rubin.
Ce technocrate de 44 ans, le 71ème secrétaire américain au Trésor, aura 18 mois sous l'administration Clinton pour relever les éventuels défis qui peuvent assombrir le panorama idéal de l'économie américaine.
En tête de liste figure la crainte d'un krach à Wall Street alors que le prix des actions est jugé par certains comme surévalué. De plus, les financiers internationaux redoutent le gonflement du déficit commercial américain et la progression des humeurs protectionnistes.
Robert Rubin, ancien banquier de Goldman Sachs, aimé des marchés et respecté au Congrès, lui laisse un budget excédentaire de 70 milliards de Dollars en 1998 alors que le déficit dépassait les 250 milliards à l'arrivée de Bill Clinton au pouvoir.

Plus marquant encore, sous son règne et celui d'Alan Greenspan à la tête de la Fed, l'indice Dow Jones des valeurs vedettes à Wall Street a pratiquement triplé en 5 ans: lorsque M. Rubin est entré au Trésor en janvier 1995, le DJIA était sous les 4.000 points. Il dépasse les 11.000 points aujourd'hui.
Alors que l'adage de M. Rubin était «un Dollar fort est dans le meilleur intérêt des Etats-Unis», certains analystes suspectent que Larry Summers ne soit porté à donner davantage de souplesse au billet vert pour relancer les exportations américaines.
Mais c'est sans compter avec le gardien de l'inflation, Alan Greenspan, président de la Fed au moins jusqu'en juin 2000. Proche de Larry Summers, celui-ci n'a pas tari d'éloges sur le nouveau secrétaire au Trésor: «Larry Summers est une personne d'un talent et d'un jugement extraordinaires qui poursuivra la tâche importante de M. Rubin».

Hanaâ FOULANI (AFP)

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