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Politique Internationale

Essaouira: La revanche de la musique gnaoua Mariages symboliques avec les musiques contemporaines

Par L'Economiste | Edition N°:537 Le 25/06/1999 | Partager

· Célébration de la musique de transe

· Le Festival est le rendez-vous annuel dans la ville

· Budget: 1,3 million de DH

Le Festival d'Essaouira a pris fin hier dimanche 27. Les préparatifs avaient duré 9 mois, "un véritable accouchement", déclare Mme Houyam Berrada, responsable chez A3 Communication, l'agence qui s'est chargée de mettre sur pied cet événement.
Entre la prise de contact avec les artistes, la coordination avec les intervenants, les réunions avec les gens de la région et les communiqués de presse, les organisateurs ont eu du pain sur la planche. Le coût du Festival (entièrement sponsorisé) est estimé par les organisateurs à 1,3 million de DH.
Selon eux, tous les intervenants étrangers, musiciens chercheurs et anthropologues acceptent de participer à ce festival, pour de modiques sommes qui leur permettent simplement de payer leurs frais de séjour. Leur passion pour Essaouira et leur volonté de contribuer à l'épanouissement de sa population expliquent ce geste symbolique. M. Richard Horowitz, directeur artistique du festival espère tout de même que "la jeune génération retiendra à quel point leur musique est incroyable et combien les musiciens venus d'ailleurs veulent lui rendre hommage, avec respect et humilité".
Si cette édition est reconduite à Essaouira, c'est parce qua la ville représente le bastion de la musique gnaoua. C'est aussi parce que cette musique ancestrale, souvent traitée du folklore par les Marocains prend sa revanche sur la musique "préfabriquée" qui défile à longueur d'années sur nos ondes et tubes cathodiques. Si les organisateurs ont choisi de revenir à Essaouira, c'est à cause du nombre de touristes qui visitent la région durant toute l'année. Souvent, ce sont des artistes ou des intellectuels à la recherche du calme et de la quiétude.

Toutefois, ces musiques spirituelles ne survivent que grâce à une kyrielle de musiciens qui perpétuent la tradition. Mais elles sont doublement menacées par les habitants du pays qui relèguent cette musique au rang de folklore, mais aussi par le tube cathodique qui nous noie de musiques préfabriquées.
La seconde édition du Festival d'Essaouira de Gnaoua et musique de transe rend hommage à ces musiques séculaires qui ont traversé les âges. L'objectif est de les restituer dans leur contexte lié aux pratiques spirituelles et des confréries religieuses (soufisme) ainsi que dans les pratiques d'ethno-thérapies. Dans ce festival, nous assistons aussi au mariage des traditions et de la modernité. Son originalité consiste à associer sur scène des répertoires traditionnels à des courants musicaux issus du jazz et de la world musique.

Radia LAHLOU

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