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Es Saada sauvée par la CNIA

Par L'Economiste | Edition N°:2360 Le 13/09/2006 | Partager

. La marge de solvabilité, principal problème . La compagnie dispose d’un important réseau de distributionL’acquisition d’Es Saada par la CNIA a créé la surprise sur le marché. Certains opérateurs du secteur estiment que le nouvel actionnaire aura du pain sur la planche avec «l’immobilier locatif de la société jugé infructueux». Le «rapprochement» s’explique par la course à la taille, selon des observateurs. Les deux compagnies se placeront en troisième position en termes de chiffre d’affaires, juste derrière Axa et RMA-Wataniya. De plus, la compagnie dispose d’un réseau de distribution important. Elle est présente dans plus de 45 villes et compte aussi dans son portefeuille des clients de taille: Fondation Mohammed VI, Maroc Telecom, Barid Al-Maghrib, ONCF, DHL, Siemens etc. Elle revendique la place de premier assureur social privé en termes d’assurance de prévoyance (1,5 million de bénéficiaires selon Es Saâda). Es Saâda ne traîne pas uniquement des difficultés. Durant ces dernières années, l’assureur a enregistré des niveaux de croissance importants de son activité (chiffres d’affaires): +15% en 2003, +24% en 2004 et +13,3% en 2005. Et ce, quoique de nombreuses compagnies lui reprochent de ne pas être sélective et de «prendre toutes les affaires que les autres compagnies refusent de couvrir». Aujourd’hui, la procédure de cession est déclenchée. Le ministère des Finances a reçu une demande d’autorisation de vente de la part des actionnaires actuels d’Es Saada. Dans cette opération, les autorités de tutelle veilleront surtout à sauvegarder l’équilibre financier de la CNIA. L’entrée de nouveaux actionnaires dans le capital d’Es Saada lui permettra de mieux se développer. Cette compagnie a des problèmes de marge de solvabilité. Le nouvel acquéreur devra mettre en place un plan de redressement qui devra auparavant être validé par le Comité paritaire institué par le code des assurances. Cette instance compte parmi ses membres trois directeurs de compagnies d’assurances, c’est-à-dire des hommes de terrain. Il évaluera le plan de redressement préparé par le nouvel actionnaire de référence (CNIA) et se prononcera sur sa faisabilité. Une intervention du fonds de solidarité n’est pas à écarter. Es Saada traînerait de gros problèmes de sous-provisionnement. La société souffre aussi d’un «déficit d’image». A elle seule, elle compte 11.000 jugements en instance d’exécution, soit 25% du total du secteur (40.000). Ce «stock» s’expliquerait par le dommage automobile. Pendant longtemps, les compagnies d’assurances refusaient d’assurer ce risque car il était réglementé et déficitaire. K. M.

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