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    Courrier des Lecteurs

    Epargne: Les recommandations de Bossard & Mazars

    Par L'Economiste | Edition N°:272 Le 20/03/1997 | Partager

    Après le diagnostic, le consortium Bossard & Mazars a remis ses recommandations et les différents scénarios possibles pour la mobilisation de l'épargne institutionnelle. Le scénario global retenu fera l'objet d'un troisième rapport.


    La mobilisation de l'épargne institutionnelle est l'autre cheval de bataille du Ministère des Finances et des Investissements Extérieurs après la maîtrise du déficit budgétaire. Et pour cause, il s'agit de hisser le taux d'épargne de 19 à 25% du PIB pour nourrir l'investissement. Concrètement, ce serait quelque 16 milliards de DH (valeur 1994) qui devront être détournés annuellement de la consommation vers l'épargne officielle.
    Les institutionnels impliqués dans la mobilisation de l'épargne institutionnelle ont tous reçu leur part de recommandations du consortium Bossard & Mazars. Ce dernier a été mandaté par le Ministère des Finances pour dresser l'état des lieux et identifier les goulots d'étranglement du circuit de mobilisation de l'épargne. Outre les recommandations formulées à l'endroit des secteurs de l'assurance et de la retraite, de la CDG et de la Caisse d'Epargne Nationale (CEN) ainsi que de la SBVC et des OPCVM, les experts ont proposé plusieurs scénarios pour mobiliser l'épargne. Ce rapport intègre en outre une présentation du secteur du logement et du marché hypothécaire. Il s'agit donc de la seconde étape de la mission après la remise du rapport de diagnostic en mai dernier(1). Le document a été soumis à l'examen du Comité de pilotage avant la détermination des grands axes du plan d'action. Un troisième document en cours de finalisation met au point de manière détaillée le scénario global retenu.

    Recentrer les fonctions de la CDG

    La CDG est aujourd'hui un élément central de l'épargne institutionnelle. Elle est le principal souscripteur des Bons du Trésor et des obligations des entreprises publiques. Parmi les objectifs recherchés, le recentrage des fonctions de la CDG et la dynamisation du marché financier via de nouveaux instruments et la multiplication des acteurs. Les recommandations touchent aux multiples fonctions de la CDG: investissement, gestion des organismes de prévoyance, collecte et conservation de fonds. "Dans le contexte de privatisation, il n'y a pas de raison nécessaire pour que des activités telles que l'immobilier et l'hôtellerie soient maintenues comme pôles d'activité de la CDG", indique le rapport(2).
    Son portefeuille de participations est centré sur les banques, notamment le CIH. En fait, celui-ci s'est substitué à la CDG dans le financement des activités immobilières. "La privatisation de ces activités se traduirait par la perte du caractère stratégique de sa présence dans le capital du CIH". Et la quasi-totalité du portefeuille des participations de la CDG pourrait être ainsi cédée sur le marché ou à des investisseurs privés.
    En revanche, la gestion d'organismes de prévoyance peut être maintenue comme pôle d'activité. La CDG a, selon les analystes, la capacité d'assumer efficacement la gestion administrative et financière de ces organismes.
    Quant à sa fonction de collecte et de conservation de fonds, elle est appelée à évoluer. "Avec la libéralisation, la CNSS et la CEN devraient normalement accéder directement au marché financier".

    Gestionnaire d'actifs

    Il est donc logique de supprimer l'obligation pour les deux institutions de déposer la totalité de leurs actifs financiers à la CDG. Celle-ci envisage déjà de proposer aux deux déposants de transformer son rôle de dépositaire, lui laissant une marge sur le taux de rémunération des dépôts, en celui de gestionnaire d'actifs moyennant une commission. Cette mutation ne pose pas de problème particulier. Les dépôts actuels de la CNSS et de la CEN nourrissent un portefeuille d'obligations. "Ces titres pourraient être affectés directement à l'un des deux déposants ou constituer le portefeuille de départ d'OPCVM dont les parts seraient détenues par la CNSS et la CEN". Reste à définir le degré de liberté des deux institutions dans la stratégie de placement de leurs actifs.
    Outre son rôle de banquier dépositaire, la CDG a également acquis le rôle de gestionnaire d'actifs financiers auquel la dynamisation du marché financier pourra donner une nouvelle dimension.

    Mouna KABLY

    (1) Cf L'Economiste numéro 232, du 30 mai 1996.
    (2) Voir article en page 22.




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