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Environnement
Produire propre: l’avantage comparatif

Par L'Economiste | Edition N°:1766 Le 12/05/2004 | Partager

. Le Fonds de dépollution industrielle a agréé 22 projets pour 137 millions de DH. La moitié seulement de la dotation est utilisée . Des demandes sont en hausse L’environnement vu par les Allemands est un rien à la pointe de ce qui se fait en matière de coopération au Maroc. Le secrétariat d’Etat chargé de l’Environnement et l’Agence allemande de coopération financière (KfW) ont créé en 1998 un fonds de dépollution industrielle (FODEP) basé sur le volontariat des entreprises, celles qui désirent anticiper sur l’applicabilité des lois et les contraintes environnementales imposées par les accords commerciaux signés avec l’Union européenne et les Etats-Unis notamment. Celles, donc, qui ont compris que dépolluer c’est bien pour la nature, les ressources, mais aussi très bon pour leur business se sont lancées dans l’aventure «produire bio». Aujourd’hui, 22 projets ont été agréés (sur 130 demandes) par le Fodep pour une enveloppe totale de 137 millions de DH. Le budget du Fodep avoisine les 25 millions d’euros, un montant conséquent comparé au ridicule budget annuel alloué au secrétariat d’Etat chargé de l’Environnement qui ne dépasse pas les 20 millions de DH. Sont éligibles à ce fonds les projets portant sur le traitement des eaux usées, des rejets gazeux, des déchets solides, les économies de ressources, notamment l’eau et le changement de procédé par l’utilisation d’une technologie propre. Techniquement, c’est la cellule Fodep, mise en place au sein du Secrétariat chargé de l’Environnement qui assure le suivi des projets. Le volet financier est assuré par la Caisse centrale de garantie et les banques. Sont bénéficiaires de ce fonds toutes les entreprises qui opèrent dans l’industrie et l’artisanat causant des émissions importantes de pollution de l’environnement et dont le total bilan est inférieur à 200 millions de DH. Le plafond du coût d’investissement par projet individuel et par entreprise est de 15 millions de DH. Il est de 30 dans le cas d’un projet commun à plusieurs entreprises.. Faire des économies de ressourcesLe Fodep intervient dans le financement de projets de dépollution à travers des subventions croisées avec des crédits fournis par les banques. Le Fodep participe donc à hauteur de 20 % pour les projets intégrés au procédé industriel dont le but en plus de la dépollution industrielle est de faire des économies de ressources (eau, énergie…). Il contribue à hauteur de 40% pour les projets en aval du procédé industriel qui permettent de réduire la pollution à travers la mise en place d’installations de traitement ou d’élimination des rejets liquides, gazeux et déchets solides. Les crédits sont alloués au taux du marché des crédits d’investissements. Le KfW avait attribué au Fodep une première dotation de 90 millions de DH qui a permis la réalisation de 17 projets de dépollution pour un montant global de 116,8 millions de DH dont 80% financés par le Fodep. Les 20% restants ont été financés par les fonds propres des industriels.Les industries les plus polluantes, selon une étude menée par le secrétariat d’Etat chargé de l’environnement, sont surtout l’industrie agroalimentaire, textile et cuir, chimie et parachimie, et les industries métallurgique, mécanique et électrique. En pollution toxique (c’est-à-dire les métaux lourds), c’est le métallurgique et le textile et cuir qui se retrouvent au palmarès des pollueurs avec respectivement 41 et 38% de taux de pollution annuelle (soit dans l’ensemble près de 200 tonnes/an de déchets). La pollution organique est surtout issue du secteur agro-industriel (69% de l’origine de la pollution) et du chimique-parachimique (20%) pour un total de près de 200.000 tonnes par an de DCO.Ces aides sont d’autant plus précieuses que, selon l’estimation du secrétariat chargé de l’Environnement, les investissements prioritaires en matière de dépollution sont de l’ordre de 1,5 milliard de DH dont 445 millions de DH pour les mesures à court terme. M. Kd.

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