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Economie

Enseignement supérieur : Le Ministère tend la main au secteur privé

Par L'Economiste | Edition N°:208 Le 14/12/1995 | Partager

Le Ministère de l'Enseignement supérieur organise des journées d'étude sur l'enseignement supérieur privé. Un partenariat entre secteur public et secteur privé de l'enseignement supérieur figure parmi les axes du débat.


Ce n'est pas à cause de son mode de financement que le secteur privé de l'enseignement supérieur doit être délaissé, souligne M. Driss Khalil, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Formation des Cadres et de la Recherche scientifique, lors d'une conférence de presse tenue à Rabat le 8 décembre. En effet, son département porte un grand intérêt au secteur privé de l'enseignement supérieur. Ce secteur, rappelle M. Khalil, participe lui aussi à l'encadrement d'étudiants issus de familles marocaines. Et le Ministère se préoccupe de l'avenir de ces jeunes au même titre que ceux inscrits dans les universités ou instituts publics. C'est dans cet esprit que le Ministère de tutelle organise les premières assises de l'enseignement supérieur privé au Maroc les 15, 16 et 17 décembre à Rabat et Marrakech, sous la présidence d'honneur de SM le Roi et la présidence effective de SAR le Prince Héritier. Cette manifestation verra la participation d'opérateurs publics et privés de l'enseignement supérieur, des chefs d'entreprise, des chercheurs et consultants nationaux et étrangers ainsi que d'autres organismes internationaux. Le CNJA, la CGEM et la Fédération des CCI seront également présents au débat.

A peine 8.000 étudiants dans le privé


Malgré le développement qu'a connu l'enseignement supérieur privé depuis dix ans, il est appelé à oeuvrer en vue de prendre une place plus importante et avoir une image de marque vis-à-vis du public. Avec ses 7.000 diplômés et 8.000 étudiants inscrits, il représente moins de 4% de l'ensemble des effectifs dans les universités et se concentre dans plus de 78% des cas dans les formations du secteur tertiaire.
A travers ces journées d'information, les organisateurs entendent lever le voile sur des questions qui restent jusqu'à présent ambiguës dans ce secteur. Il s'agit en premier lieu de débattre sur la qualité de l'enseignement dispensé dans les établissements privés. Les mesures à adopter pour délivrer les autorisations, le système d'évaluation des établissements, leur accréditation et l'homologation des diplômes seront parmi les points saillants du débat. En outre, les participants se pencheront sur la déontologie de la profession (relation entre professionnels et entre professionnels et public).

S'ouvrir pour réussir


Par ailleurs, le Ministère étudiera les formes de promotion du secteur privé. Des mesures telles que la mise à disposition de terrains et locaux, des exonérations fiscales ou des aides financières pourraient inciter le secteur de l'enseignement supérieur privé au développement. "Un partenariat entre instituts publics et instituts privés peut être envisagé", indique M. Khalil. A la condition, ajoute-t-il, de voir les différentes entités s'ouvrir sur leur environnement et opérer avec une totale transparence. L'objectif primordial est d'assurer une formation de qualité permettant une plus grande insertion des lauréats dans la vie active. Pour mener à bien une telle stratégie, une évaluation et une réforme du système universitaire s'imposent. Le Ministère de tutelle est conscient de cette situation et du grand effort qui reste à fournir sur les plans pédagogique, administratif et financier.

Au total, notre système d'enseignement supérieur compte aujourd'hui plus de 100 établissements de formation (entre le secteur privé et le secteur public). Il accueille plus de 250.000 étudiants. L'évolution des effectifs dans l'enseignement supérieur au Maroc a été plus que rapide. S'il a fallu à l'université française, par exemple, plus d'un siècle et demi pour atteindre le chiffre de 100.000 étudiants, il en a fallu moins de trente ans à l'université marocaine pour atteindre cette performance (entre 1956 et 1982)(1) . Ce chiffre a doublé entre 1983 et 1992. A elles seules, les facultés des lettres et sciences humaines, des sciences juridiques économiques et sociales et celle des sciences accueillent plus de 220.000 étudiants, soit 88% de l'effectif global. Alors que les filières technologie et ingénierie ne comptent que 3% de l'ensemble. Ainsi, le taux d'encadrement à la faculté de droit, par exemple, atteint 1 enseignant pour 70 étudiants, ce qui est largement inférieur à la norme internationale qui est de 1/25 pour les sciences humaines et sociales. Par ailleurs, les écoles d'ingénieurs et les instituts technologiques enregistrent des ratios d'encadrement nettement meilleurs que les normes internationales.

Hicham RAÏQ

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