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Economie

Enseignement français
Les parents d’élèves montent au créneau

Par L'Economiste | Edition N°:2287 Le 31/05/2006 | Partager

. Frais d’inscription élevés et rareté des places dénoncés. Un fonds d’investissement immobilier froidement accueilli Quel avenir pour l’enseignement français au Maroc? La question ne cesse d’être posée par les parents d’élèves. Réunis le week-end dernier à Tanger, à l’occasion du 20e congrès de l’Union des conseils des parents d’élèves (UCPE), le sujet a fait le plat de résistance des débats sans qu’une piste claire soit trouvée. Face à l’augmentation des effectifs et de la demande croissante, les parents se plaignent du peu de dynamisme des autorités françaises en vue de développer la filière de l’enseignement au Maroc. Les parents d’élèves n’ont pas manqué de relever le manque de places et, pire encore, leur réduction d’année en année. Ainsi, de cinq classes maternelles à Marrakech, par exemple, le nombre est passé à trois cette année. Et ce, malgré l’arrivée de plus en plus de familles françaises qui s’installent dans la ville ocre. Déjà en 2005, plus de 3.300 ménages sont inscrits aux registres du consulat de France et plus aucune place n’était disponible en maternelle GS (grande section). Le même cas de figure se présente dans les autres villes ayant des établissement relevant de l’Education nationale française, comme à Tanger. «La région qui connaît une forte attractivité d’investissements et, par conséquent, d’expatriés français, est soumise à une forte tension en ce qui concerne les places dans les établissements scolaires», souligne Houria Mernissi, vice-présidente de l’UCPE et représentante du conseil des parents d’élèves de Tanger. Déjà avec la construction du port Tanger Med, les places d’écoles ont été prises d’assaut par les enfants des familles françaises et marocaines. Le problème de la fratrie se pose aussi avec acuité. Difficile en effet d’inscrire un autre enfant à la mission. L’on peut imaginer les déchirements générés dans les familles dans ce cas-là. L’enseignement de l’arabe est lui aussi en péril dans les écoles françaises. «Nous ne voulons pas renoncer à notre identité», annonce clairement Abdelwahab Boukouraych, président national de l’UCPE qui craint une détérioration de la situation comme c’est déjà le cas des écoles en Algérie et Tunisie.A cela s’ajoutent les frais de scolarisation qui ne cessent d’augmenter et qui tendent à rendre l’enseignement français extrêmement sélectif en termes de revenus des familles. De plus, à partir de la rentrée 2006/2007, un prélèvement supplémentaire de 1,5% sera greffé sur les frais de scolarité. Il servira à financer un fonds d’investissement immobilier. Selon l’Union, la fourchette varierait entre 70 et 180 euros par enfant scolarisé. Si la mise en place de ce fonds est salué par les parents d’élèves, ils ne manquent pas d’émettre des réserves. Ils craignent en effet que les fonds collectés au Maroc ne servent à financer des travaux dans d’autres pays. Les fonds alimenteront directement les caisses de l’Agence française de l’enseignement français à l’étranger (AEFE), un établissement qui échappe au contrôle des parents d’élèves.


Demande

Ce sont pas moins de 18.000 élèves et lycéens qui fréquentent les bancs de l’enseignement français au Maroc ou «mission française». Un chiffre qui les place au premier rang des missions étrangères au Maroc et du monde. Il connaît une très forte demande au sein des 25 établissements qu’il concentre au Maroc.Ali ABJIOU

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