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Enjeux de la qualité totale et de la sous-traitance

Par L'Economiste | Edition N°:17 Le 20/02/1992 | Partager

L'APPROCHE qualité est une préoccupation qui, de plus en plus, affecte le tissu industriel marocain. C'est l'axe moteur qui devrait constituer, dans les prochaines années, le pilier du développement de l'industrie nationale. C'est peut-être même l'unique solution pour éviter l'asphixie si l'on envisage le développement par rapport à l'export. Après avoir ainsi situé les enjeux de la qualité, M. Ouriaghly, président de l'AIEM et Directeur de la SCIF, a précisé que cette approche qualité doit nécessairement être associée à un certain nombre de barrières qui seront principalement basées sur des problèmes de certification et de normalisation.
Lorsqu'on parle aujourd'hui de démarche qualité d'une entreprise, il faut insister, selon M. Rachid Benmokhtar, «sur le fait que cette démarche est une approche totale et non pas, comme c'est souvent le cas pour nombre d'entreprises, une approche partielle qui consiste à essayer de résoudre un certain nombre de problèmes de manière isolée».
Une approche globale conduit les responsables à se poser les questions relatives à la qualité en s'intéressant à leur système d'organisation, à leur système d'information, à leurs méthodes de gestion et bien sûr aux ressources humaines.

La création de la richesse d'une entreprise passe d'abord par sa production et la gestion de celle-ci.
«Or, cette gestion de la production, rappelle M. Benmokhtar, apparaît, depuis quelque temps, comme un élément essentiel de l'augmentation de la productivité des entreprises». Cependant, ajoute-il, ces approches sont extrêmement différentes et variées si l'on veut aborder les problèmes de gestion de la production liés à la qualité.
M. Vilon, Directeur industriel à GIAT-Industries Euromobilité depuis trois mois et anciennement Directeur industriel d'Aérospatiale, et qui a mis et met en oeuvre les techniques de production dans le domaine de la réalisation de l'armement terrestre, prône les mêmes principes.
M. Vilon précise «qu'à un certain moment, les industries françaises ont en eu marre de japoniser, d'américaniser, de germaniser...».
«Pour être performant, dit-il, il faut un matériel issu d'une technologie moderne, un personnel spécialisé et surtout investir dans le savoir des hommes qui vont utiliser ce matériel». Aérospatiale réserve un budget de 10% de son C.A. à la formation, à la communication et à la technologie.
Si un message doit être transmis, selon M. Vilon, c'est celui de la spécialisation. Ce message est déduit de l'expérience qu'a vécue M. Vilon chez Aérospatiale. Ainsi la mécanique lourde est restée à Nantes et la Tôlerie confiée à l'usine de Saint Nazaire.

Le même schéma a été suivi par GIAT-Industries Euromobilité pour l'unité spécialisée dans la mécanique générale.
Une entreprise de production vit avant tout de son savoir-faire. Mais il y a lieu d'encourager vivement l'accord de partenariat pour la sous-traitance car note M. Vilon «on ne se sépare pas impunément d'une partie de ce qui sert à la production». Même si, pour les cas précités, les unités spécialisées sont devenues indépendantes et s'auto-suffisent, il faut nécessairement une trame commune.
Ainsi les logiciels utilisés sont identiques car qui dit communication dit G.P.A.O commune.
Par conséquent le message de spécialisation est assorti d'un message de communication. Cette communication se fait en interne mais aussi en externe.
Ainsi Aérospatiale a 400 sous-traitants à qui des ordres sont adressés. M. Vilon à ce propos souligne qu'une entreprise doit avoir un nombre restreint d'interlocuteurs fiables pour pouvoir pérenniser les relations dans le temps. Il ne recommande pas le recours à une multitude d'interlocuteurs pour des opérations ponctuelles sans lendemain.

Naîma HADER.

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