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Economie

Enfin Casa Transport voit le jour

Par L'Economiste | Edition N°:2834 Le 05/08/2008 | Partager

. Une SA entre l’Etat, les Conseils locaux et organismes publics. Les élus redoutent d’être dessaisis de la gestion du transport . La formule de Société d’économie mixte écartée Le Conseil de la ville de Casablanca a approuvé la création de la société «Casa Transport» par 19 voix contre trois et autant d’abstentions. C’était à l’occasion de la session ordinaire de juillet. Mohammed Sajid, le maire de la métropole, s’en félicite. «Casa Transport prendra en charge la mise en œuvre du tramway et autres modes de transport public». Mais ce n’est pas l’avis d’autres représentants du Conseil de la ville, mêmes minoritaires soient-ils. Ils voient dans la formule adoptée, la SA en l’occurrence, une manière de dessaisir les élus de leur principale attribution: la gestion du transport. Mustapha Lhaya, élu PJD au Conseil, va très loin en arguant du fait que les élus n’ont même pas été au fait du montage de l’actionnariat retenu. «Nous voulions, avant de nous prononcer sur la création de Casa Transport, prendre connaissance de l’acte des actionnaires. Document qui n’a pas été communiqué aux élus avant la réunion». Avec la nouvelle création nous sommes en train de perdre au profit d’une SA l’essentiel de nos attributions, constate Lhaya. Car, précise-t-il, une fois le directeur de celle-ci nommé, l’élu n’aura plus droitd’intervenir. «Nous ne pouvons cautionner ce projet dans la mesure où les zones d’ombre sont encore nombreuses», tranche l’élu du PJD.Mohamed Mouhib de l’USFP abonde dans le même sens. Pour lui, «les commissions n’ont pas travaillé de façon sérieuse sur le dossier. Nous parlons du métro depuis 1984. Tantôt on propose une gestion directe par la Commune urbaine, tantôt on suggère de gérer le transport de masse par concession. Il paraît qu’aujourd’hui on a tranché par la création d’une société anonyme». Mais qui a choisi cette solution?, s’interroge-t-il. Ce ne sont pas les élus à qui revient de plein droit le transport urbain comme compétence exclusive, s’indigne Mouhib. Selon lui, «toute la problématique est de bien délimiter les sphères d’intervention de la tutelle et celles des communes». Et d’ajouter: «Nous nous dessaisissons peu à peu de nos attributions au profit de sociétés privées. Pire encore, nous n’avons ni conception globale du projet, ni échéancier, les documents à même de nous permettre de prendre, nous les élus, la bonne décision, non plus». C’est ce qui amène Rachid Bohoss, du Conseil également, à se demander «s’il serait possible à la Commune de conserver ses attributions face aux autres actionnaires de Casa Transport».


25 ans après!

Pour le maire de la ville, Mohamed Sajid, «cela fait 25 ans que nous parlons de métro sans pourvoir le réaliser. Aujourd’hui nous ne voulons plus nous contenter du discours. Nous voulons passer à l’acte. Suite au Plan de déplacement urbain sorti en 2004, nous devons nous pencher sur le transport en site propre en trois modes, le tramway, le métro et le RER. C’est la commune qui a commandé l’étude de la première ligne de tramway de 15 kilomètres. Et c’est aussi la commune qui a conçu le cahier des charges. Il n’est point question que nous nous débarrassions de nos pouvoirs. La phase refinancement est délicate. Sans l’apport des autres partenaires publics, la ville ne peut rien faire. C’est nous qui avons insisté et persisté pour que l’Etat soit partie prenante. Sinon le tramway ne sera qu’un espoir qui manquera d’argent pour se concrétiser. Ce n’était pas facile de convaincre nos partenaires publics, le transport urbain ne faisant pas partie de leurs plans et stratégies. On a dû batailler pour les persuader. Pour ce qui est de la nécessité pour la Commune de disposer au moins du tiers du capital selon le projet de charte en cours d’approbation. Toujours est-il, rappelle Sajid, que les premiers apports ne sont rien face aux 6 milliards de DH qui représentent le coût de la première ligne. On aura donc des occasions lors de l’augmentation du capital d’être conformes à cette disposition».Ali JARFY

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