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Energie renouvelable
Le photovoltaïque encore trop cher

Par L'Economiste | Edition N°:2744 Le 28/03/2008 | Partager

. Pas assez de mesures incitatives . L’urgence d’une loi privilégiant les énergies renouvelablesLE secteur des énergies renouvelables, en particulier le marché du solaire photovoltaïque, se porte très bien au niveau international: croissance de 30% des marchés chaque année, meilleur rendement et abaissement des coûts. Même si elles ne représentent encore dans leur globalité que 13% de la consommation globale d’énergie. C’est le constat que fait Saïd Mouline, président de l’Association marocaine des industries solaires et éoliennes (AMISOLE) et consultant dans les domaines de l’énergie et de l’environnement pour divers organismes nationaux. A titre d’exemple, le système a représenté en France en 2007 une puissance de 45 mégawatts (MW)(1), en progression de 200% par rapport à 2006, selon l’Association française des entreprises du secteur. Au Maroc, la puissance totale réalisée dans le domaine du photovoltaïque ne totalise encore que 6MW. Cependant, on lui prédit un avenir prometteur. Selon Mouline, les avantages du système ne sont plus à démontrer: lutte contre la pollution, réduction de la dépendance énergétique et baisse des charges pour particuliers et collectivités. De plus, «la technologie est tout à fait fiable, et a une durée de vie importante, en témoignent les dizaines de milliers de foyers qui ont choisi ce type de technologie dans certains pays développés», précise Mouline. Aussi, le système présente l’avantage d’être modulable, les clients pouvant ajouter de la puissance à leur système, et sa maintenance est aisée. A l’origine, la plupart des pays industrialisés ont engagé une politique de diversification des sources énergétiques à la suite des chocs pétroliers des années 70. Ces politiques comportaient tout un volet «énergies renouvelables». Dès lors, les investissements mis en place ont permis de développer les technologies dont l’atout principal, mis à part le côté commercial et stratégique, est surtout environnemental. L’entrée en vigueur en 2005 du protocole de Kyoto et la forte augmentation des prix des combustibles fossiles (pétrole, gaz, charbon) font qu’il est tout à fait d’actualité de s’intéresser aux énergies renouvelables. C’est la solution préconisée par le protocole pour les problèmes et les coûts de l’énergie qui grèvent les économies des pays dépourvus de ressources énergétiques traditionnelles comme le Maroc.Les perspectives du secteur semblent donc également claires. «Nous avons le privilège de bénéficier d’un gisement solaire important, mais aussi d’une nouvelle industrie. D’autant plus que ce secteur peut faire appel au financement des organismes internationaux à des conditions avantageuses», ajoute le président de l’Amisole. Lorsque tous les appels d’offre seront lancés, dans toutes les provinces, une société solaire proposera ses services. «Elle pourra aussi s’appuyer sur des entreprises locales pour assurer le service. Mais il faudrait en revanche éviter qu’un quasi-monopole ne s’installe et accompagner les industriels nationaux qui peuvent fournir certains composants comme les batteries ou les régulateurs», précise-t-il. . Prise de conscience collectiveAinsi, l’économie pourra bénéficier des atouts, en termes d’emploi, offerts par cette technologie. «On ne peut pas parler de généralisation du système aujourd’hui», souligne Abdelmajid Essa-Egh, directeur-conseiller à l’ONE. Pour que la technologie se développe, il faudrait un engagement plus soutenu des pouvoirs publics, le coût du photovoltaïque étant encore trop élevé. Si, en France, il en est à son niveau actuel, c’est grâce aux aides publiques. «En Europe et en France en particulier, l’opération est rentable, puisque des aides publiques financent en partie l’investissement de départ», lance Essa-Egh. Un investissement qui est aujourd’hui exclusivement supporté par l’ONE. Cependant, une loi sur les énergies renouvelables est en gestation. Cette loi devra prévoir, d’une part, la possibilité pour les particuliers d’injecter leur production dans le réseau et, d’autre part, le prix auquel elle sera rachetée par les concessionnaires d’électricité. «Il faudrait une prise de conscience collective, pour un encouragement du développement du solaire photovoltaïque», insiste le chef de projet. En Europe, la loi exige des sociétés privées distributrices d’électricité d’acheter l’énergie produite par les particuliers à un prix fixé au préalable. Cette production est valorisée par un tarif d’achat préférentiel de l’électricité solaire produite. Il est 5 fois plus élevé que le prix auquel le particulier achète le courant. «C’est une mesure incitative importante», explique Essa-Egh, d’autant plus que les pays européens se sont engagés à aboutir à une part de 10% des énergies renouvelables dans la consommation totale d’énergie. Selon Mouline, l’intérêt du développement de ce type de technologie et de l’énergie renouvelable en général est double. Les pays du Sud peuvent devenir exportateurs de ce type d’électricité et les pays du Nord pourront réaliser des projets gigantesques et satisfaire la demande en électricité tout en respectant leurs engagements environnementaux. «L’ensemble euro-méditerranéen deviendrait un exemple de coopération énergétique associant solidarité Nord-Sud et développement des énergies renouvelables», souligne Mouline.


Et la lumière fut

LE photovoltaïque s’est imposé pour l’alimentation des sites isolés des zones rurales. Dans ce cadre, plusieurs programmes et projets d’électrification rurale décentralisée intégrant la composante solaire photovoltaïque sont réalisés ou en cours aujourd’hui. Il s’agit notamment du Programme pilote d’électrification rurale décentralisée en coopération avec le France et du Programme national d’électrification décentralisée en coopération avec l’Union européenne. La réalisation du Programme d’électrification rurale (Perg) a permis d’électrifier des villages qui ne sont pas connectés au réseau et dont le coût de raccordement est excessif. Ce programme a drainé des investissements nationaux et internationaux importants. Par ailleurs, de nombreux projets photovoltaïques sont réalisés dans les domaines du pompage d’eau, des télécoms, d’électrification de dispensaires, d’écoles satellites, de maisons forestières et diverses autres applications collectives et individuelles dans les secteurs publics et privés. On peut citer aussi des applications pour les télétransmissions, pour l’éclairage public et la signalisation.Jihane KABBAJ------------------------------------(1) 1 Mégawatt (MW) = 1000 kilowatts (KW) 1 KW= 1.000 watts 1 KWh= 1KW pendant 1 heure

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