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Encore des histoires de journaux

Par L'Economiste | Edition N°:1584 Le 19/08/2003 | Partager

. En Algérie, impossible de trier le vrai du faux. Censure indirecte ou chantage?. Un univers de faux-semblantsCinq quotidiens sur la bonne dizaine qui paraît en Algérie ne sont pas sortis hier, lundi. Il s'agit du Matin, de Liberté, du Soir d'Algérie, de Expression et du quotidien arabophone Errai. Le principal quotidien algérien, El Khabar, qui devait lui aussi payer ses dettes, a néanmoins pu paraître, car il partage une imprimerie à Alger avec El Watan, qui lui, a sa propre imprimerie, bien qu'on ne sache pas comment il se l'est procurée. Car c'est de cela dont il s'agit: de facture d'imprimerie. Mais dans ce pays, comment être sûr qu'il ne s'agit que d'un problème commercial et pas d'un problème d'ordre politique? En Algérie, contrairement au Maroc, l'imprimerie est encore considérée comme une activité stratégique. En tant qu'activité «stratégique», l'impression ne relève que d'entreprises à capitaux publics et gérées comme telles. Si bien qu'il est très facile d'accuser ces imprimeries de «faire de la politique» même si elles n'en font pas, et inversement, il est facile pour ceux du pouvoir qui contrôlent ces imprimeries de s'en servir pour faire pression sur les journaux.. Tout est politiséLa seule chose qui soit impossible dans ce pays, c'est de savoir qui dit la vérité et qui ment: impossible de trier le vrai du faux dans ce pays, où tout est politisé et fait l'objet de compétition entre fractions de pouvoir.Les dettes de six journaux se monteraient à un total équivalent à 30 millions de DH, ce qui donne à penser que les tirages de ces journaux sont très inférieurs à ce qu'ils avancent en général. D'après leurs déclarations, ces quotidiens seraient l'essentiel du tirage de la presse algérienne. Un des six a payé ses factures avant le «dead line». Il a donc paru normalement hier. Les journaux concernés par la suspension de service d'impression ont fait monter la pression des articles au cours des dernières semaines. De nombreux articles s'en prenaient nommément au président Bouteflika et à ses proches, en les accusant de corruption. Cependant, il est difficile de savoir si c'est la multiplication des scandales dénoncés qui a provoqué la suspension du service, par rétorsion politique, ou au contraire, si ces journaux ont fait monter la pression dans le but de mettre les imprimeries d'Etat sous une sorte de chantage à la liberté d'expression. Plus complexe encore: compte tenu de la nature du pouvoir à Alger, il n'est même pas sûr que les scandales dénoncés soient réels. Ils peuvent avoir été inventés ou grossis, juste dans le cadre d'une de ces luttes de pouvoirs qui agitent quotidiennement la capitale algérienne. Cette «guerre de l'impression» peut aussi être un désir du gouvernement d'introduire un minimum de règles commerciales dans ce pays peu habitué aux lois du marché. Le scandale Khalifa, bien réel, a sérieusement écorné la réputation déjà fragile des systèmes de contrôle de l'Etat: comment une personne sortie du néant a pu en cinq ans devenir un richissime homme d'affaires avec banque, compagnie aérienne et chaînes de TV, ayant même le droit d'avoir une garde personnelle armée de mitraillettes? Mais comment savoir dans un univers de faux-semblants aussi sophistiqué?Synthèse L'Economiste

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