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Pourquoi le plébiscite des grandes écoles étrangères

Par L'Economiste | Edition N°:2912 Le 01/12/2008 | Partager

. Capacité d’adaptation, rigueur et autonomie, dixit les recruteurs. Mais aussi, le réflexe de dirigeants à «puiser» dans le vivier dont ils sont issus. Le Forum Horizons se tient dimanche 7 décembre à ParisLE Forum Horizons Maroc qui se tient le 7 décembre à Paris est l’une des occasions pour les recruteurs de trouver les compétences. L’aura des grandes écoles parisiennes -Polytechnique, Centrale, HEC, ESCP-EAP, Sciences Po, Ponts et Chaussée, Mines- est intacte auprès des employeurs marocains. C’est la crème de la crème, à laquelle les grandes sociétés sont prêtes à dérouler le tapis rouge. Au-delà du cercle de ces Parisiennes, les business-schools françaises sont de nouvelles vedettes du marché de l’emploi au Maroc. De plus en plus des chasseurs de tête et des cabinets-conseil sont mandatés par de grandes entreprises, voire des PME pour aller à la «pêche» de lauréats et de futurs diplômés de ces écoles dont la cote monte également en flèche en Europe. La concurrence sur les compétences étant désormais, mondiale il faut chercher les talents partout où ils sont. Pour preuve, au moins une soixantaine d’entreprises marocaines sont annoncées au Forum Horizons. Mais quelles sont leurs motivations? «Notre objectif est de recruter des futurs lauréats et des jeunes diplômés des grandes écoles d’ingénieurs ou de commerce françaises pour renforcer notre équipe de consultants, notamment au niveau Consultants Juniors», explique Reda Idrissi, senior manager à Capital Consulting. Pourquoi donc cette course aux lauréats des écoles françaises? «Bien que les profils recherchés soient disponibles au niveau national, le système des grandes écoles françaises nous semble mieux préparer les jeunes diplômés à l’exercice de notre métier», tranche le responsable de Capital Consulting. Cette capacité d’adaptation n’est pas l’unique explication à cet a priori favorable dont bénéficient les grandes écoles françaises auprès des employeurs marocains. «Bien souvent, les états-majors des grandes entreprises sont trustés d’anciens des écoles parisiennes. Cette consanguinité crée de facto un réflexe culturel auprès des dirigeants qui se tournent vers des profils qu’ils connaissent le mieux», explique Mohamed El Otmani, directeur général de LMS Organisation et Ressources humaines. Les recruteurs plébiscitent les diplômes obtenus à l’étranger parce qu’ils les assimilent à une méthode de travail, un esprit d’analyse et de synthèse, complète Nathalie Geschwind responsable du pôle RH à Rekrute.com. Face à la réputation de la concurrence étrangère et des préjugés des employeurs, quelle est la compétitivité des écoles marocaines? «La renommée de certaines d’entre elles n’est plus à démontrer, les recruteurs connaissent la qualité des profils qui y sont produits. souligne, Geschwind. Pour Fouad Benkhouiti, directeur des ressources humaines chez Air Liquide, «la plupart des écoles concentre leur formation sur les aspects techniques en négligeant le savoir-être et la communication. Or, ces deux derniers volets sont très importants». En pratique cela se vérifie, et l’exemple des ingénieurs en est l’illustration parfaite. Sur le plan technique, ils rivalisent avec les lauréats des grandes écoles françaises, mais ont des difficultés d’expression et de communication, font remarquer des responsables RH et des professionnels de recrutement. Les entreprises ont eu conscience de cette lacune, et de plus en plus, elles assurent des formations ciblées à leurs collaborateurs. «Mais il y a des cas qui ne sont pas récupérables», tempère presque déséspéré le DRH d’Air Liquide. L’absence de certaines spécialités au niveau des formations (au Maroc), ne laisse pas d’autres choix aux recruteurs que d’aller courtiser leurs lauréats à l’étranger. «Il en est de même de l’émergence de certains diplômes pour lesquels les recruteurs n’ont pas le recul nécessaire», révèle Geschwind. Si les recruteurs sont friands des diplômes étrangers, cela ne veut pas dire pour autant que les titulaires des diplômes des écoles marocaines n’ont aucune chance de pouvoir se frayer un chemin sur le marché du travail. «Le fossé entre les diplômes étrangers et les diplômes nationaux tend à s’estomper dès lors que le candidat peut faire valoir une expérience professionnelle. Dans le processus de recrutement, beaucoup de facteurs interviennent: la formation, la personnalité, l’expérience professionnelle et les activités extra-professionnelles», souligne Geschwind. Le savoir-être, du même titre que le savoir-faire est décisif.


30.000 étudiants à pister
Entre 28.000 et 30.000 étudiants marocains (les chiffres sont variables selon les sources) sont inscrits dans les écoles et les universités françaises. Le Maroc arrive dans le trio de tête des pays d’origine des étudiants étrangers en France. A ce chiffre, il faut ajouter près de 6.000 cadres marocains qui exercent dans les entreprises françaises. Si le réflexe «d’aller en France» reste fort, de nouvelles destinations émergent, notamment les Etats-Unis, le Canada, et depuis peu, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne. Afin de «corser » leur CV, les jeunes issus de grandes écoles françaises sont souvent tentés par une première expérience sur place. La crise économique actuelle en Europe ouvre en principe un boulevard aux employeurs marocains qui peuvent «mettre la main» sur des talents dans l’émigration.De l’entreprise marocaine, ces jeunes s’attendent d’être investis de larges responsabilités tout de suite, d’où leur déception de l’écart qu’ils relèvent entre les promesses (ou le schéma qu’ils s’étaient faits) et la réalité du mode de management dans les organisations. Selon une enquête, leurs craintes porteraient surtout sur les perspectives de carrière, le manque de professionnalisme, le clientélisme et les faibles niveaux de rémunération pratiqués. Sur ce dernier point, un rattrapage s’est opéré à grande vitesse, notamment sur des profils rares. Toutes les études récentes le prouvent: le Maroc est de moins en moins une destination low cost.Jalal BAAZI
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