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Moins généreuses, mais admirées

Par L'Economiste | Edition N°:2912 Le 01/12/2008 | Partager

. Les entreprises les plus «enviées» font la différence par leur politique de reconnaissance. En avance également sur le management et l’organisation des pouvoirsLes entreprises les plus admirées au monde ne sont pas forcément celles qui versent les plus hauts salaires. La fiche de paie, pour importante qu’elle soit, ne suffit pas à se forger une attractivité sur le marché. Ce constat étonnant à bien des égards est relevé par HayGroup qui a effectué une étude avec le magazine Fortune sur ces entreprises. Celles-ci paient généralement moins que les autres en salaire de base. En moyenne, elles versent 5% en moins que la concurrence, mais elles recourent beaucoup plus aux plans de bonus. Le top ten de ces organisations regroupe quelques stars de l’industrie mondiale bien connues au Maroc à travers leurs filiales ou leurs représentations: Apple, General Electric, Toyota, Berkshire Hathaway, Procter & Gamble, FedEx, Johnson&Johnson, Target, BMW et Microsoft.Ces entreprises ont été évaluées par rapport à neuf critères, dont la capacité à attirer et retenir les talents, la qualité du management et celle des produits ou services ainsi que la solidité financière. Elles se distinguent par leur programme de reconnaissance qui sont en phase avec leur stratégie et leur culture managériale. Albert Conty, directeur associé HayGroup, parle aussi de transfert de compétences de la fonction RH vers les managers et de soutien des managers de proximité. Dans la stratégie de la reconnaissance, cinq éléments sont pris en compte: le management de la performance, la politique de rémunération globale, la centralisation des politiques de rémunération, les liens entre les programmes de reconnaissance et la stratégie de l’entreprise et la stabilité des programmes dans le temps. Dans les entreprises les plus admirées, 9 managers sur 10 estiment que leur entreprise dispose d’une approche structurée du management de la performance contre 74% dans les autres organisations. 83% sont d’accord sur la centralisation de la politique de rémunération contre 55% dans le reste des entreprises. Au moins 2/3 des cadres de ces entreprises estiment aussi que les objectifs sont clairs, compréhensibles et réalistes. Dans ces dix «super» entreprises, les indicateurs de performance mettent l’accent sur la rentabilité pour 99% de leurs cadres contre 90% dans les autres structures. La croissance et l’excellence opérationnelle figurent aussi parmi les indicateurs les plus importants. Les managers y disposent aussi d’une visibilité sur le court et le long terme. D’ailleurs, les indicateurs de performance tels qu’ils sont conçus les encouragent à se focaliser sur le court terme, mais aussi à se projeter dans le long terme. C’est le cas pour 81% des managers qui estiment que les indicateurs de performance de leur entreprise encouragent la coopération avec les autres cadres. Ces indicateurs sont également jugés clairs et compréhensibles. Les politiques de reconnaissance sont jugées cohérentes par les cadres. Elles se distinguent par leur stabilité et l’équilibre entre les objectifs financiers et non financiers ainsi qu’individuels et collectifs. Dans ces entreprises, les managers de proximité jouent un rôle important. Leur efficacité est reconnue dans la création d’une culture de travail positive. Quatre managers sur dix le reconnaissent contre seulement deux managers sur dix dans les autres entreprises. Ils sont également efficaces pour implémenter et communiquer les programmes de reconnaissance et également évaluer la performance des membres de leurs équipes. Selon l’enquête, la stratégie de communication des entreprises les plus admirées est relayée de manière efficace aux managers de proximité. La moitié des managers estiment que les programmes de reconnaissance de leur entreprise sont compétitifs par rapport au marché et les aident à garder les meilleurs talents. Ils sont surtout compris et diffusés à travers l’organisation.


La méthodologie

Pour réaliser cette étude, HayGroup et le magazine Fortune se basent sur la démarche suivante: une liste de 500 entreprises opérant au niveau international et réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 5 milliards d’euros est définie. Il est ensuite demandé aux dirigeants de ces entreprises de noter les entreprises de la liste selon un certain nombre de critères. Ces critères permettent, selon Albert Conty, directeur associé HayGroup, d’appréhender la performance de l’entreprise dans ses différentes composantes: financière, management des ressources humaines, produits et services, capacité à opérer au niveau international.Les résultats sont par la suite traités pour sortir un top 10 des entreprises les plus admirées, en tout cas perçues comme telles par les dirigeants des entreprises elles-mêmes. «Le constat est que ces entreprises les plus admirées sont aussi les plus performantes». Le critère retenu est le rendement de l’action. Une étude spécifique sur les programmes de reconnaissance des entreprises du classement, donc les 500 entreprises, est alors réalisée. Les dirigeants de 160 des 500 entreprises ont répondu. Ceci permet de mettre en comparaison les résultats des entreprises les plus admirées et les résultats des autres.K. M.

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