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Trois lauréats de grandes écoles sur cinq émigrent

Par L'Economiste | Edition N°:1695 Le 30/01/2004 | Partager

. Un ouvrage retrace le mode de vie des Marocains à l'étranger. Son auteur a sillonné le monde à la rencontre de la diaspora marocaineIls étaient 60.000 en 1960, ils sont 2,5 millions en 2002. C'est une évolution exponentielle. En quarante ans, le nombre des Marocains Résidents à l'Etranger s'est multiplié par plus de 40 et leurs rangs ne cessent de grossir au fil des années. Dans son ouvrage “Diaspora marocaine: Une chance ou un handicap?”, paru fin décembre dernier, Mohamed Hamadi Bekouchi retrace le mode de vie des Marocains à l'étranger. Il a tenté d'observer et de comprendre la manière de vivre, les sentiments d'appartenance et de solidarité, l'intégration, les désirs et aspirations de cette diaspora marocaine.De formation pluridisciplinaire, Bekouchi est sociologue, concepteur médiatique et expert en gestion des ressources humaines. Il a également travaillé au cabinet du ministre délégué chargé des Affaires de la communauté marocaine à l'étranger et écrit plusieurs ouvrages sur la communication, le management et les migrations internationales. Pour les besoins de son livre, il a sillonné, durant cinq ans, les quatre coins du monde à la rencontre de la diaspora marocaine. Il se dit lui-même pur produit de l'émigration. Il a effectivement passé plus de 36 ans en Grande-Bretagne, au Canada, en Suède et en France. Bekouchi a mené son enquête, entre 1996 et 2003, auprès de 410 MRE de toutes catégories socioprofessionnelles dont 80 consultés individuellement et 35 autres par mail ou fax. Les 250 restants ont participé à des focus groupes. Il a utilisé un guide d'entretiens détaillés composé d'une centaine de questions.  Si la majorité de la communauté marocaine résidant à l'étranger se trouve dans le Vieux continent, Bekouchi note que les Marocains sont de plus en plus présents au Canada, aux Etats-Unis, en Amérique latine et en Asie. “La durée de séjour d'un Marocain à l'étranger est aujourd'hui de 18 ans”, ce qui est “très important” parce que du moment où la durabilité touche la communauté marocaine établie à l'étranger, celle-ci “investit davantage dans l'affectif mais aussi dans l'économique”, note l'auteur du livre.La présence de la femme (40% de la diaspora marocaine) est plus renforcée. Bekouchi estime qu'elle a apporté aux MRE une affirmation par la douceur et l'intelligence de l'identité marocaine. “On retrouve partout les traits de la culture marocaine dans les foyers”. Dans un couple mixte, la femme conserve le savoir-faire et être marocains (intérieur, habit…). Dans le cas inverse (homme marocain et femme étrangère), la culture d'origine semble infiniment minimisée, observe le sociologue. Le passage d'une émigration de main-d'oeuvre provisoire quasiment masculine et analphabète à une émigration familiale, de commerçants, voire d'intellectuels et de cadres caractérise la diaspora marocaine. Et phénomène incompréhensible, “des dizaines de milliers de cadres et intellectuels abandonnent des situations socioprofessionnelles fort enviables… pour tenter leur chance à l'étranger”, relève Bekouchi.Trois lauréats des grandes écoles marocaines sur cinq préfèrent aller voir ailleurs. Dans les pays du Nord, la pénurie de main-d'oeuvre touche plusieurs secteurs de production, notamment: les TIC, l'enseignement, la santé, l'hôtellerie, la restauration, la chimie, les BTP et l'agriculture. D'après le rapport “Migration de remplacement” des Nations unies, l'Europe aurait besoin d'ici 2025 de 150 millions d'immigrants et autant pour les Etats-Unis et le Canada, rapporte l'auteur du livre. Les Etats riches encouragent l'émigration d'élites et de jeunes qualifiés. Il faut donc s'attendre, constate l'auteur, à une fuite continue de cerveaux, de capitaux et plus généralement de forces vives des pays du Sud. A. E.

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