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Travail des enfants: La convention 182 de l’OIT ratifiée par 150 pays

Par L'Economiste | Edition N°:1779 Le 31/05/2004 | Partager

. Le Kirghizistan est le dernier en date à l’avoir adoptée. Le Maroc l’a ratifiée en janvier 2001La convention n° 182 de l’Organisation internationale du travail sur les pires formes du travail des enfants vient d’être ratifiée par le Kirghizistan. Il s’agit de la 150e ratification que reçoit cette convention depuis son adoption à l’unanimité par la Conférence internationale du travail en 1999. La convention, note l’OIT dans un communiqué publié la semaine dernière, a été ratifiée par les Etats membres plus rapidement que n’importe laquelle des conventions que l’Organisation a connues en 85 ans d’histoire. “Cela laisse entrevoir la possibilité d’une ratification universelle par les 177 Etats membres”, souligne l’OIT. Rappelons que le Maroc a ratifié cette convention le 26 janvier 2001.Pour Juan Somavia, directeur général du Bureau international du travail (BIT), “ce rythme montre que l’opinion mondiale s’oppose fermement à ce fléau qu’est le travail des enfants, en particulier dans ses formes les plus cruelles et ses pires systèmes d’exploitation”. Malheureusement, sur le terrain, la réalité est autre.Si la convention était ratifiée par tous les Etats membres, indique le même communiqué, cela serait la première de l’Organisation à recevoir un soutien universel. La convention n° 138 sur l’âge minimum de travail adoptée en 1973 a également connu une augmentation remarquable de ses ratifications, assure l’OIT. Cette dernière, dont l’objectif est à plus long terme, offre un cadre plus large pour l’abolition effective du travail des enfants, est-il expliqué. Le Maroc l’a ratifiée le 6 janvier 2000. L’Organisation internationale souligne en outre que d’autres conventions fondamentales, comme la liberté d’association, le travail forcé, la discrimination, ont été ratifiées par la plupart des pays membres mais sur une plus longue période. La convention n° 182, rappelle l’OIT, identifie les pires formes de travail des enfants comme celles qui ont un effet débilitant sur leur santé et leur bien-être moral ou psychologique. Cela inclut les activités industrielles dangereuses comme le travail dans les mines, les activités illégales, le travail dans les conditions extrêmes de froid ou de chaleur, et tout travail qui expose à des substances dangereuses et chimiques. L’expression “pires formes de travail des enfants” est détaillée dans l’article 3 de la convention. Elle comprend:a) toutes les formes d’esclavage ou pratiques analogues, telles que la vente et la traite des enfants, la servitude pour dettes et le servage ainsi que le travail forcé ou obligatoire, y compris le recrutement forcé ou obligatoire des enfants en vue de leur utilisation dans des conflits armés;b) l’utilisation, le recrutement ou l’offre d’un enfant à des fins de prostitution, de production de matériel pornographique ou de spectacles pornographiques;c) l’utilisation, le recrutement ou l’offre d’un enfant aux fins d’activités illicites, notamment pour la production et le trafic de stupéfiants, tels que les définissent les conventions internationales pertinentes; d) les travaux qui, par leur nature ou les conditions dans lesquelles ils s’exercent, sont susceptibles de nuire à la santé, à la sécurité ou à la moralité de l’enfant.H.E.

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