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Migration de travail: Leshauts potentiels ont la cote

Par L'Economiste | Edition N°:1695 Le 30/01/2004 | Partager

. Biotechnologie, santé… les secteurs qui recrutent . Plus de compétences égal meilleures conditions de travail. Les tendances dans un rapport de l'OCDERecherche étrangers qualifiés et hautement qualifiés. Ce n'est pas une offre d'emploi mais un des constats de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) consignés dans son rapport sur «les grandes tendances des migrations internationales». Publié mercredi dernier, ce document de plus de 410 pages, confirme le regain d'intérêt pour la migration pour des fins de travail et note une «compétition vive pour attirer les ressources humaines qui font défaut et retenir celles qui risqueraient d'émigrer». Et même si les préoccupations concernant la maîtrise des flux restent hautement prioritaires, explique le rapport, plusieurs pays de l'OCDE (l'organisation compte 30 pays membres) cherchent à attirer des travailleurs étrangers qualifiés et très qualifiés. Ces pays autorisent aussi, selon le document, plus facilement les étudiants étrangers en fin d'études à accéder au marché du travail. Cela nous rappelle la fameuse «fuite des cerveaux» marocains vers les pays d'Europe des dernières décennies et plus récemment vers le Canada. Selon l'organisation internationale, l'informatique, les biotechnologies, la santé ou encore l'enseignement sont des secteurs particulièrement demandeurs de profils étrangers pointus. Ainsi par exemple, en France, destination traditionnelle des Marocains, une hausse sensible des entrées de travailleurs et en particulier d'informaticiens, d'enseignants et de personnels de santé est relevée par le rapport. . Diplôme de l'enseignement supérieurRappelons à ce titre la dernière opération de recrutement menée par la Fédération française d'hospitalisation privée avec l'Anapec (Agence nationale de promotion de l'emploi et des compétences) pour le recrutement de jeunes Marocains pour des postes d'aides-soignants (www.leconomiste.com). L'accroissement de l'emploi étranger s'est accompagné d'une modification progressive de la structure par qualification des migrants. Les «nouveaux immigrants» entrés sur le marché du travail entre 1994 et 2002, sont en effet plus qualifiés. C'est ainsi par exemple que plus de la moitié des étrangers installés au Royaume-Uni en 2002 et arrivés au cours des huit dernières années, ont un diplôme de l'enseignement supérieur, relève le document. Une évolution similaire, bien que de moindre ampleur, est également notée dans d'autres pays. En outre, dans le cas précis du Royaume-Uni, compte tenu des effectifs concernés, une diminution nette du nombre d'actifs étrangers non qualifiés est relevée entre 1994 et 2002. Ce qui n'est pas le cas en France et Allemagne. En effet, certains pays (Etats-Unis, Australie, Espagne et Grèce) sont aussi à la recherche de travailleurs moins qualifiés, notamment dans l'agriculture. Dans la construction, les soins aux personnes âgées et autres services rendus aux entreprises et aux ménages, l'on retrouve des pays comme l'Italie, le Portugal et le Royaume-Uni. En témoigne la part croissante prise par les migrations temporaires de travail dans l'ensemble des flux: permis de court terme, emplois saisonniers, personnels détachés au sein des entreprises multinationales, stagiaires et «vacanciers actifs». Le recrutement de nouveaux travailleurs immigrés connaît donc un regain d'intérêt dans plusieurs pays membres de l'OCDE. Cette tendance s'explique en partie, selon l'organisation, par le phénomène du vieillissement démographique. Pour faire face à ces nouveaux besoins du marché du travail, les pays de l'OCDE adaptent et parfois modifient leurs législations relatives aux migrations à des fins d'emploi. A noter cependant que ces migrations ne contribuent que partiellement à l'accroissement de l'ensemble des flux migratoires depuis la fin des années 90. Les migrations familiales constituent toujours la première catégorie d'entrées et les demandes d'asile progressent aussi dans plusieurs pays.


Les étrangers aiguillés vers le tertiaire

Dans son rapport sur les grandes tendances des migrations internationales, l'OCDE souligne que l'évolution des compétences de la main-d'oeuvre étrangère permet d'expliquer pour partie l'amélioration des conditions d'emploi des étrangers. Elle est aussi à l'origine des changements en termes de répartition sectorielle. Si le schéma traditionnel où les étrangers sont «surreprésentés» dans les secteurs de la construction, de l'hôtellerie et de la restauration ainsi que des services aux ménages continue à prévaloir, une diffusion progressive de l'emploi étranger vers le secteur tertiaire s'opère en douceur. En 2001-2002, le tertiaire concentre plus des trois quarts des emplois étrangers Royaume-Uni (83%), en Suède (76%) et en Finlande (75%). Plus de 70% des étrangers travaillent également dans les services en Australie, aux Etats-Unis, Pays-Bas, Luxembourg et Norvège. Le secteur de l'éducation et plus encore celui de la santé connaissent une forte augmentation de l'emploi étranger, en réponse à l'évolution récente des besoins de main-d'œuvre. Dans tous ces pays, la part des étrangers dans le secteur de la santé augmente entre 2000-2001 et 2001-2002, et parfois de façon spectaculaire comme c'est le cas en Suède. Même constat dans les services aux personnes âgées et aux jeunes enfants. Selon l'OCDE, cette diffusion des emplois étrangers dans les services fait écho à une tendance observée chez les nationaux depuis plusieurs décennies. Celle-ci illustre par ailleurs «un phénomène de convergence entre la répartition sectorielle de l'emploi étranger et celle de l'emploi autochtone», note le rapport. Cette évolution peut s'interpréter selon l'organisation internationale par l'adaptation progressive de la main-d'oeuvre étrangère à l'évolution des besoins du marché du travail des pays d'accueil. Khadija EL HASSANI

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