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Métier de qualiticien
Patron, j’ai le blues!

Par L'Economiste | Edition N°:1900 Le 22/11/2004 | Partager

. La postcertification est souvent mal vécue. Un fort turn-over dans la profession. Comment créer de nouveaux challengesOù en est aujourd’hui le métier de qualiticien au Maroc et qu’en sera-t-il dans les années à venir? s’agit-il d’un métier de passage ou d’avenir? Est-il vrai que ce métier vit aujourd’hui son déclin? C’est à ces questions que l’Association des qualiticiens du Maroc (AQM) a tenté de répondre(1). “Il s’agit pour nous de lancer le débat sur le devenir de ce métier et sur la meilleure manière d’assurer sa pérennité”, annonce d’emblée Réda Idir, président de l’AQM. Selon lui, le métier de qualiticien est victime de son succès et semble vivre aujourd’hui une crise. De quelles nouvelles responsabilités sera investi le qualiticien une fois l’entreprise certifiée sachant que la certification reste valable pendant trois ans? Cette question qui a focalisé le débat est judicieuse. “L’autorité dont jouit le qualiticien avant la certification n’est plus la même après”, affirme un participant. Pis encore, ajoute une intervenante, la direction qui voit dans la fonction un investissement au moment de la certification commence à la percevoir plutôt comme une charge une fois la certification décrochée. Pourtant, il y a toute l’opération de suivi qui doit être assurée. Moins alarmiste, Mohamed Ghorfi, directeur général du cabinet Moody Certification Maroc, estime que, si la situation est plutôt préoccupante, il n’y a pas de risque que le métier disparaisse. Au contraire, affirme-t-il, aujourd’hui on assiste plutôt à une maturation de la fonction qui va lui donner son vrai sens. “Il se peut que le poste disparaisse mais pas la fonction”, indique pour sa part le président de l’AQM. “Tant que les attentes du client évoluent, et qu’il s’agit de les satisfaire, le métier sera toujours demandé”, renchérit une participante. Mais comment éviter le blues après les certifications? Souvent, des entreprises orientent leur responsable Qualité vers d’autres fonctions pour lui trouver de nouvelles motivations. Chose qui n’est pas toujours du goût de l’intéressé. Celui-ci estime s’être tellement investi durant toute la durée de la mission qu’il s’attend en fin de parcours à une reconnaissance, prime, augmentation ou même une promotion. Etonné de ne rien voir venir, il est souvent tenté de claquer la porte, conviennent des chefs d’entreprise dans la salle. Déception d’une part et absence de nouveaux challenges d’un autre finissent, en effet, par démotiver le qualiticien qui se met alors à chercher de nouvelles voies. C’est pourquoi le métier connaît un important turn-over, reconnaissent des patrons. “Près de 30% des qualiticiens quittent leur entreprise pour démarrer un nouveau système dans une autre structure”, indique le président de l’AQM. La postcertification est souvent mal vécue. Face à cette situation, assistance et intervenants étaient unanimes: La solution réside dans la création de nouveaux challenges pour motiver le qualiticien. “Il faut le coacher et essayer d’élever son niveau”, recommande un participant. Avis partagé par le directeur général de Somadir, Saâd Bennani, qui estime que l’avenir du qualiticien dépend de la vision de l’entreprise. “Chez nous, le qualiticien est devenu un prescripteur, un conseiller en interne. Il est associé à toutes les décisions de l’entreprise”, explique-t-il. D’ailleurs, pour lui, les impacts sont identifiables et le retour sur investissement, contrairement à ce qui se dit, est palpable aussi bien en termes de satisfaction des clients que d’amélioration des conditions de travail. Le patron de l’entreprise de levure parle aussi de retombées positives sur l’ambiance au sein de l’entreprise. Celle-ci est passée, dit-il, d’une culture moyenâgeuse à une culture de l’excellence. Finalement, que demande-t-on d’un qualiticien après la certification? Qu’il se convertisse en un superviseur de qualité pour faire vivre tout le système.


Les compétences techniques ne suffisent plus
Rappelant le portrait type du qualiticien marocain comme le traçait l’enquête de l’AQM réalisée en 2002 (www.leconomiste.com)(2) et les évolutions par lesquelles est passée la fonction, le président de l’AQM a mis en exergue les nouvelles compétences dont doit désormais se prévaloir un qualiticien. C’est un métier, dit-il, qui évolue avec les tendances des normes. Aujourd’hui, selon les experts, un qualiticien doit justifier de compétences managériales et non seulement, comme cela était le cas il y a quelques années, de compétences techniques. D’ailleurs, affirme Réda Idir, pour recruter, nous insistons désormais sur les compétences pluridisciplinaires dont la gestion des RH.Khadija EL HASSANI-------------------------------------------------------------------(1) Lors d’un ftour-débat, le 26 octobre dernier à Casablanca.(2) Selon le président de l’AQM, un nouveau bilan est en cours. Il porte sur une centaine de qualiticiens. Les résultats devront être rendus publics début février 2005 lors d’une nouvelle journée du qualiticien.
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