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Le sous-traitant peut devenir concurrent

Par L'Economiste | Edition N°:2736 Le 17/03/2008 | Partager

. L’externalisation, un moteur de densification du tissu des PME. Le sous-traitant peut apprendre le métier du donneur d’ordre Il y a un aspect dont on ne parle pas beaucoup et qui peut constituer un des bénéfices majeurs de l’externalisation: le renforcement du tissu des PME. «Du fait de l’effet volume et taille des marchés externalisés, ces PME peuvent investir, former leurs équipes et construire ainsi leur compétitivité propre», explique Abdeljalil El Hassani Sbaï, vice-président du directoire du cimentier Holcim Maroc. Ainsi, chaque entreprise qui décide de sous-traiter donne des raisons d’exister à une autre entreprise. La croissance économique est fortement tributaire de la densité de ce tissu de PME. Mohamed Diouri, dirigeant du cabinet Data Land, met l’accent sur le bénéfice «psychologique» que procure l’exernalisation en «s’accompagnant en permanence d’une expertise externe pour réduire les risques, partager les responsabilités et favoriser la pérennité de l’entreprise».En matière de coûts, «lorsqu’une fonction, longtemps assurée en interne, est externalisée, elle génère un coût humain qui doit être assumé», explique Ahmed Bajtit, directeur général du cabinet Organis. Avant de préciser que «de manière générale, lorsque l’externalisation est bien menée, elle est rentable pour l’entreprise car elle procure une souplesse organisationnelle et une plus grande efficacité». Chose que confirme El Hassani Sbaï de Holcim: «Après des débuts un peu hésitants, les entreprises sous-traitantes ont fini par délivrer des prestations conformes à nos attentes. Nous sommes plutôt satisfaits». Cela n’empêche, il faut rester vigilant et exiger le meilleur de son prestataire. «Ce n’est pas un blanc-seing que nous donnons aux sous-traitants. Nous suivons de près la qualité des prestations qui doivent se faire dans le cadre d’un cahier des charges bien précis», poursuit Sbaï.Cette possibilité de soumettre son prestataire à un cahier de charges précis est un des plus importants avantages de la formule externalisation. Avec un prestataire externe, il est plus facile de mettre en place une démarche de contractualisation basée sur la fixation d’objectifs et assortie de clauses de ruptures de contrat ou autres. Y a-t-il une limite à l’externalisation? «Dans l’absolu, non. Toutefois l’entreprise doit garder la maîtrise de ses métiers, car c’est dans ces métiers que résident ses facteurs clés de succès», répond Bajtit d’Organis. Quant à Diouri de Data Land, il dénombre comme limites «la non-compréhension par les chefs d’entreprise des avantages de l’externalisation, le non-respect du contrat de part et d’autres, le manque d’offres et de demandes et la non-maîtrises de la structure des coûts de l’entreprise». El Hassani Sbaï de Holcim cite deux principaux risques: le premier risque c’est celui du débordement de la sous-traitance sur les métiers des entreprises clientes. «Ce n’est pas notre cas. Mais il est vrai que dans certains secteurs, le risque peut exister, comme dans celui des services informatiques», explique Sbaï. Il ajoute: «Le second risque est que le coût soit au dessus d’un objectif donné, d’un seuil d’acceptation de la sous-traitance pour une activité donnée. Dans ce cas, la sous-traitance devient contreproductive».N. T.

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