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    Le fait religieux dans l’entreprise

    Par L'Economiste | Edition N°:2779 Le 19/05/2008 | Partager

    Anthropologue du fait religieux et auteur du livre «Allah, mon boss et moi», publié en mars 2008 aux éditions Dynamique Diversité, Dounia Bouzar développe dans son ouvrage une question très sensible: la gestion de la religion en entreprise. Faut-il avoir peur de la présence de la religion dans l’entreprise? Cela dépend de la façon dont elle est gérée, répond l’auteur de cet ouvrage qui s’annonce comme une des meilleures ventes dans l’Hexagone. Lorsque la religion fait partie de la cohérence du salarié, qu’elle s’intègre et s’adapte au mode de fonctionnement de l’entreprise, elle peut être une ressource plutôt positive, puisqu’elle permet de multiplier la performance. En revanche, si c’est l’inverse qui se produit et que l’on arrive à des rapports de force au détriment de l’unité d’équipe, c’est contre-productif. La question est donc de savoir quelle gestion mener pour que la religion n’amène pas du dysfonctionnement mais, au contraire, démultiplie la performance des salariés. Et, en France, on est tellement mal à l’aise face au religieux qu’il est souvent mal géré. C’est alors que la religion peut devenir un problème. Selon les investigations menées par Dounia Bouzar, il y aujourd’hui deux positions extrêmes dans les entreprises en France : la diabolisation ou le laxisme total ! En effet, le « non-dit » sur ce sujet conduit les DRH à se débrouiller seuls pour prendre une décision. Comme ils n’ont aucune grille professionnelle, chacun bricole à partir de sa propre vision du monde, son idéologie et son affectivité. Or, lorsque la subjectivité d’un manager sert de règle, la discrimination - positive ou négative - commence. Il faut absolument un référentiel commun. Aux DRH, l’auteur de « Allah, mon boss et moi » recommande d’utiliser les grilles d’évaluation habituelles. La bonne question du manager doit être: « Le comportement du salarié entrave-t-il le fonctionnement de l’équipe?»

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