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Emploi & Carrière
Enquête Manpower
La Fonction publique ne branche pas les jeunes

Par L'Economiste | Edition N°:1809 Le 12/07/2004 | Partager

. Pourtant, ils tiennent à la sécurité de l’emploi. Leur préférence va à l’industrie et au commerce. L’entreprise idéale se démarque pas son organisation d’abordIndécis ou désabusés? Nos jeunes diplômés ne savent pas tous quelle fonction ils souhaiteraient exercer. C’est ce que révèle l’enquête “jeunes diplômés 2004” réalisée par Manpower du 15 au 17 avril pendant le Forum Carrières 2004.Heureusement, la tendance n’est pas générale. En effet, seuls 29% des sondés n’ont pas d’avis. Une attitude qui dénote d’une certaine incertitude de ces jeunes quant à leur avenir professionnel, soulignent les auteurs de l’enquête.En fait, les jeunes diplômés préfèrent les fonctions liées à la comptabilité et aux finances. Ils sont 14% à vouloir les exercer. L’ingénierie les intéresse aussi mais dans une moindre mesure (11% des réponses). Le commercial, qui a toujours la cote sur le marché de l’emploi, ne semble pas les “brancher” outre mesure. Encore moins le métier d’informaticien ou de responsable qualité, un profil pourtant demandé.Etrangement, seuls 2% des diplômés veulent devenir gestionnaires alors qu’une bonne partie d’entre eux a suivi un cursus en management ou lié au management.Quant au choix du secteur d’activité, les jeunes semblent moins indécis. Un quart d’entre eux souhaiterait travailler dans l’industrie, contre 20% dans le commerce et 19% dans les services. Les télécommunications, pourtant prisées ces dernières années, n’attirent que 15% de l’échantillon. Et contre toute attente, l’enquête de Manpower révèle que les jeunes diplômés ne sont pas enclins à la Fonction publique. En effet, seulement 10% des jeunes lauréats chercheraient à y travailler. Le mythe de la vieille dame serait-il en train de s’effondrer? L’attrait qu’exerce l’administration, notamment en termes de sécurité de l’emploi, n’est-il plus aussi fort? Ou serait-ce les opportunités qu’offre le secteur privé, même dans un contexte économique pas très favorable, qui sont plus intéressantes? Une chose est sûre, même s’ils préfèrent l’entreprise, les trois quarts des sondés tiennent à la sécurité de l’emploi.En France, par exemple, la Fonction publique reste d’une année sur l’autre l’emploi idéal pour les jeunes, selon l’enquête annuelle d’Ipsos réalisée du 2 au 17 mai 2004 auprès de 606 personnes âgées de 15 à 25 ans.Dans un environnement économique et social plus difficile, l’administration française est perçue comme plus protectrice que l’entreprise (cf. Dossier Emploi & Carrière du 31 mai 2004: www.leconomiste.com).Les jeunes interrogés par Manpower ont aussi une idée claire sur l’entreprise qu’ils voudraient intégrer. Pour eux, la structure idéale est celle qui se démarque par son organisation (32% des réponses placent ce critère au 1er rang sur un total de 7) et par le plan de carrière qu’elle leur offre (24%). Ce second critère arrive d’ailleurs en tête du classement global avec 16% des réponses contre 14% lors des deux précédentes enquêtes (2000 et 2002). La taille de l’entreprise est aussi déterminante (12% la citent comme premier critère), beaucoup plus que le management ou le climat social, mais l’enquête ne précise pas si les jeunes préfèrent les grandes structures ou les PME. Autre fait surprenant, la rémunération n’est pas déterminante dans la définition de l’entreprise idéale. 6% seulement la placent en tête et 29% en queue de liste. Depuis l’enquête 2000, la place de la rémunération n’a pas bougé d’un iota: en 2004 encore, elle recueille 14% des réponses. Est-ce à dire que le salaire n’est pas très important aux yeux de ces jeunes diplômés? En tout cas pour eux, un salaire de démarrage n’est jugé correct que s’il dépasse les 7.000 DH par mois. Normal, qu’ils ne veuillent pas de la Fonction publique!En effet, sur le registre des salaires, les exigences de nos jeunes diplômés ne sont pas très modestes au vu de ce qui se pratique sur le marché. Pour plus du tiers (36%), un salaire net de démarrage “correct” doit être compris entre 7.000 et 9.000 DH. D’une année à l’autre, leurs prétentions sont montées en flèche. En 2000 et 2002, ils n’étaient en effet que 14 et 18% respectivement à réclamer ce niveau de salaire. Plus de la moitié des bac+5 se situent dans cette fourchette.Cette année, 12% de l’échantillon placent la barre encore plus haut. Ils veulent pour commencer au moins 9.000 DH. Il y a cinq ans encore, ils n’étaient que 3%. Là, on retrouve surtout les universitaires. En revanche, environ un quart des personnes interrogées réclament un salaire compris entre 4.000 et 6.000 DH. L’argent c’est bien, mais il ne passera pas avant l’épanouissement au travail. Sur ce plan, nos jeunes savent ce qu’ils veulent. Khadija EL HASSANI

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