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Contrats spéciaux de formation
«Les nouvelles procédures m’ont “tué”»

Par L'Economiste | Edition N°:2232 Le 13/03/2006 | Partager

. Les critères d’éligibilité produisent des laissés-pour-compte. La Fédération marocaine du conseil et de l’ingénierie monte au créneauSuite à un départ volontaire de la fonction publique intervenue juin 2005, Bouchaïb Abdallaoui, comme des centaines d’agents de l’Etat qui ont souscrit aux DVD, décide de créer un cabinet conseil à Tanger le 17 juillet courant, une structure dédiée aux entreprises intervenant principalement dans le domaine de la formation. «Cette création répond à un projet qui me tenait à cœur depuis plus de 10 ans. J’ai saisi l’opportunité de l’opération des départs volontaires pour concrétiser mon projet et contribuer au développement du pays au travers de la création d’emplois», déclare Bouchaïb Abdallaoui. Avec deux emplois créés et une quinzaine de chargés de mission gravitant autour de la structure, il a développé un portefeuille client très étoffé: Mövenpick, Metragaz, Lear Corporation, des opérateurs de la ZI de Tanger, Chimie du Nord, Aluminium du Maroc …Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes. Sauf qu’un grain de sable semble venir enrailler la machine. Les critères d’éligibilité aux contrats spéciaux de formation ont été revus. Alors que l’éligibilité était basée sur la déclaration et le paiement de l’année fiscale précédente (N-1), à partir de cette année (2006) elle sera basée sur l’année fiscale anglosaxone, c’est-à-dire qu’il faut que l’entreprise ait déclaré les salaires et versé la taxe de formation professionnelle (TFP) entre le 1er juillet 2004 et le 30 juin 2005. Quid des entreprises créées après juillet 2004 comme c’est le cas de Motive Consulting? Ce n’est qu’en début d’année qu’il apprend que son organisme va perdre son éligibilité, c’est-à-dire proposer des prestations (formations) aux entreprises dans le cadre des contrats spéciaux de formation. Et il y aurait plusieurs prestataires exclus de facto du marché à cause de cette restriction. La Fédération marocaine du conseil et de l’ingénierie (FMCI) vient à cet effet de saisir le Premier ministre pour lui faire part de ses inquiétudes.En outre, les seules informations qui étaient en possession du directeur de Motive Consulting portaient sur l’allègement des procédures CSF et la mise en place d’un processus plus transparent. Ce dernier regrette qu’aucun partenaire ne l’ait ni prévenu ni informé sur cette dite clause et se dit surpris par les critères retenus dans le nouveau manuel. «Nous aurions pu comprendre si les critères d’éligibilité soient fondés sur la compétence, la qualification, l’honnêteté morale ou encore la notoriété. Le management de l’Ofppt, lui, s’étonne de ces critiques, «le manuel des procédures ayant été adopté à l’unanimité des partenaires (syndicats, CGEM, associations professionnelles et pouvoirs publics)», fait remarquer Larbi Bencheikh, directeur général de l’Office. Par ailleurs, ce document a fait l’objet d’une large campagne de communication.. Obligation de passer par les GiacCe verrou a été institué pour mettre fin aux pratiques abusives qui avaient cours dans l’ancien régime des contrats spéciaux de formation. De même, l’obligation de faire passer l’ingénierie de formation par les Giac vise à assainir le secteur. Comme tout professionnel du secteur, il indique qu’il connaissait les causes de la réorganisation des procédures des CSF et le souci de les rendre plus transparentes, efficaces et pérennes. «Néanmoins j’étais loin de m’imaginer que l’Etat allait me donner d’un côté (départ volontaire) et me reprendre tout de l’autre.Si la situation reste en l’état, que va-t-il se passer? «Nous fermerons et nous licencierons». J’avais fondé l’espoir de contribuer autrement au développement de mon pays… Je ne pensais pas perdre autant en y participant: ma prime de départ volontaire et mes économies», conclut Bouchaïb Abdallaoui.Rachid HALLAOUY

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