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Conseil juridique
Face aux majors, les locaux résistent

Par L'Economiste | Edition N°:2388 Le 26/10/2006 | Partager

. Le marché est tiré par la croissance des investissements . La formation demeure l’une des pierres d’achoppement«Le conseil en droit des affaires est une activité qui est appelée à se développer dans les années à venir». Amin Hajji, avocat et consultant en droit des affaires, reste convaincu que le marché de la consultion juridique encore naissant présente un potentiel de développement. Les besoins en conseil vont crescendo, parallèlement à l’accroissement du volume des investissements et à l’intensification des transactions commerciales. Les créations d’entreprises, les fusions-acquisitions, les concessions, la distribution sont autant d’opérations où l’expertise en droit des affaires est requise. Le marché est toutefois élitiste dans la mesure où la demande est trustée par les cabinets à forte notoriété. Ces derniers tournent à plein régime afin d’accompagner de grandes opérations telles que la concession de terminaux du port Tanger Med, des projets à Casablanca ou des investissements dans le tourisme. Les grands cabinets internationaux qui tiennent le haut du pavé sont les premiers à profiter de ce marché dynamique. Il s’agit des bureaux locaux des quatre grands réseaux mondiaux d’audit et de conseil – UGGC, JID, Lefèbvre –, les mieux positionnés et généralement les plus sollicités par les investisseurs étrangers. Mais les enseignes locales arrivent à tirer leur épingle du jeu. Outre leurs moyens autrement plus importants, ces derniers ont une grande maîtrise du droit comparé. Ils bénéficient aussi largement de la prescription automatique des maisons-mère des entreprises étrangères implantées au Maroc. C’est surtout le droit anglo-saxon qui fait cruellement défaut dans la formation. Les cursus en la matière ne font référence qu’au droit français, dont est largement inspirée la législation marocaine. Ces structures possèdent par ailleurs une longueur d’avance en termes d’organisation interne et de qualification des ressources humaines. Se saisir des grands dossiers nécessite une équipe de juristes aguerris en droit financier, fiscal, foncier et en droit des sociétés. « Nous avons été sollicité par une multinationale, mais nous avons décliné l’offre faute de ressources humaines adéquates », regrette Hajji. Toute la difficulté réside à trouver sur le marché de juristes maîtrisant des disciplines pointues telles que le droit fiscal, financier ou le droit des sociétés. Les plus cotés aujourd’hui sont les titulaires du DESA de droit des affaires. Leur nombre réduit ne permet toutefois pas de répondre aux besoins des cabinets conseil. Et dès qu’ils acquièrent suffisamment d’expérience, ils préfèrent travailler à leur compte. Cette pénurie pousse parfois des cabinets à recruter des experts étrangers à des salaires qui sont de loin supérieurs à la moyenne du marché. Toutes ces difficultés font détourner les avocats de cette activité, pourtant très lucrative. Ainsi, moins de 5% des avocats en exercice font du conseil juridique. Ceci laisse la porte ouverte aux non professionnels du droit d’investir le champ. La profession du conseil juridique n’étant pas réglementée, nombreux sont ceux qui se proclament du jour au lendemain juriste conseil au prix d’une simple autorisation délivrée par les autorités locales. Les pouvoirs publics semblent, pour l’instant, ne pas soucier du vide qui porte préjudice à l’activité. D’aucuns soulignent que cette frilosité est une survivance d’une époque où l’on voulait protéger les écrivains publics pour des raisons sociales.


Les écoles privées ratent le coche

Rares sont les écoles privées qui ont dans leur catalogue des formations en droit des affaires. Le caractère pointu des disciplines et la pénurie des spécialistes en droit des affaires dissuaderaient les établissements privés à s’aventurer sur ce terrain. Les quelques formations proposées sont généralement de type master et débouchent sur une double diplômation. De l’avis des universitaires, la qualité de la formation ne vaut pas celle qui est proposée par le public. Les écoles ont tendance à solliciter des professeurs universitaires qui manquent le plus souvent d’expertise en la matière. Morad EL KHEZZARI

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