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    Absentéisme des enseignants
    Le mammouth veut frapper au porte-monnaie

    Par L'Economiste | Edition N°:2769 Le 05/05/2008 | Partager

    . La prime de technicité passerait à la trappe pour les «tricheurs» . 85.224 jours d’absence recensés au collège en 2007Les instituteurs ont battu les records en termes d’absence. Sur les quatre dernières années, 341.299 jours d’absences non justifiées ont été enregistrés dans le primaire, le collégial et le secondaire qualifiant. C’est le dernier rapport d’évaluation du Conseil supérieur de l’enseignement qui révèle ce chiffre que les ministres taisent volontiers. Ce phénomène réduit non seulement la qualité de l’éducation mais il entraîne aussi un gaspillage de ressources, constatent les membres du Conseil. «Un niveau élevé d’absentéisme des enseignants est le signe de graves dysfonctionnements du système scolaire, mais il peut avoir nombre de causes directes différentes», souligne l’Unesco dans un rapport sur l’Education. Par cycle, le collégial est en tête avec 185.491 absences non justifiées. Il est suivi par le primaire avec 95.343 jours et le qualifiant totalise, quant à lui, 60.465 jours d’absence. En 2007, les absences les plus importantes ont été du ressort des enseignants du collège: 85.224 jours. Ce qui représente, selon le Conseil supérieur de l’enseignement, qui s’est amusé à faire des simulations, à  417 enseignants absents pendant toute l’année scolaire (une année scolaire compte 34 semaines). L’arrêt maladie constitue la principale cause invoquée par les enseignants. Ce qui n’est pas étonnant au regard de la prolifération des certificats médicaux de complaisance. Viennent juste après, les raisons familiales. Face à cette situation, l’Education nationale a lancé une campagne de sensibilisation. Le mammouth serait aussi déterminé à sortir ses muscles en sanctionnant les arrêts de «convenance» quitte à appliquer des retenues sur salaire. On jugera sur acte, car sur ce point ultrasensible la puissance des syndicats des enseignants a fait reculer plus d’un responsable en brandissant la menace de grève. Les Académies régionales ont par ailleurs reçu instruction de s’assurer de la «véracité» de la maladie pour contrer les certificats bidons. Mais l’arme de dissuasion sur laquelle comptent les responsables de l’Education nationale est la suppression de la prime de technicité en cas d’absences non justifiées. Un projet de loi dans ce sens est en cours de préparation. Khadija MASMOUDI

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