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Absentéisme: Avant d’agir il faut un diagnostic

Par L'Economiste | Edition N°:2373 Le 02/10/2006 | Partager

. Suppression de prime, ponctions sur les salaires… les sanctions. Les certificats médicaux de complaisance compliquent la tâche aux entreprisesCAUCHEMAR pour les entreprises obligées de réorganiser le travail, source de démotivation pour les salariés. L’absentéisme est un phénomène de plus en plus combattu. Si certaines entreprises ont choisi d’établir un diagnostic et d’agir en fonction, d’autres se sont contentées de mettre en place des mesures répressives pour tenter de l’endiguer. Elles peuvent aller jusqu’à la suppression d’une prime de mérite et des retenues sur salaire. Cette dernière mesure est prévue par le code du travail, mais elle n’est pas du «goût» des salariés. Surtout depuis que la CNSS a mis en place le délai de carence de 3 jours. Si les entreprises ont donc choisi «la manière forte», c’est parce que l’absentéisme perturbe l’organisation du travail, affecte la production, voire même la qualité des produits. Pour combattre les abus et la tricherie, certaines entreprises appliquent la manière forte: suppression de la prime de rendement. Sans un diagnostic des causes de l’absentéisme, le phénomène reste non maîtrisable. Hakim Doukkali, directeur des ressources humaines à Coca-cola reconnaît «qu’il s’agit d’un problème délicat à gérer». Pour lui, les causes sont différentes de ce qu’elles étaient il y a quelques années. Elles sont liées au stress, à l’anxiété et à d’autres maladies psychologiques. Mais il y a aussi beaucoup de malades imaginaires contre lesquels il est difficile d’agir en raison du phénomène des faux certificats médicaux. Larbi Kollou, directeur du siège de Lafarge Maroc l’attribue à plusieurs facteurs: des conditions de travail difficiles qui pousseraient même les personnes de bonne volonté à s’absenter, la vie collective telle que le transport en commun et les problèmes personnels. L’organisation du travail quand elle est dans une logique taylorienne favorise aussi les arrêts. La réponse à la routine c’est l’absentéisme, analyse le responsable de Lafarge Maroc. D’ailleurs en réaction à cette situation, de nombreuses entreprises ont opté pour les contre-visites (une mesure consacrée par le code du travail). «Quand nous n’arrivons pas à avoir une idée claire sur l’état de la maladie, nous organisons une contre-visite «, soutient Badia Belghiti, directeur des ressources humaines à STMicroelectronics. Mais la contre-visite n’est pas jugée très dissuasive puisque les médecins remettent rarement en cause le diagnostic et le nombre de jours de repos prescrits par un confrère.En cas de contre-visite, il est rare qu’un médecin soit désavoué par un confrère. En fait, l’idéal est de mettre en place un «traitement» sur mesure. La gestion de l’absentéisme doit se faire de manière qualitative et non quantitative. Ce qui suppose des actions en amont: faire adhérer le personnel autour de la culture d’entreprise, prévoir des aides face au stress et assurer une bonne organisation du travail, estime DRH de Coca-Cola. Le fabricant de soda organise à chaque fois des entretiens avec les salariés pour tenter de comprendre leurs raisons. Une manière d’être proche et à l’écoute du collaborateur. Idem à STMicroélectronics et à Lafarge Maroc. «Il faut mettre en place un climat serein et c’est tout l’art du management», explique Mohamed Jouhari, directeur des ressources humaines à Lafarge Maroc. Dans cette société, le concours Santé -Sécurité organisé au profit de tous les salariés constitue une incitation au «présentéisme». Des prix sont mis en compétition, des chèques-cadeaux de quelques milliers de dirhams. Le concours compte parmi les critères de sélection des absences. Le cimentier a également mis en place, comme bon nombre d’entreprises, des demi-journées de congé au profit de son personnel. Elles sont comptées en sus du congé annuel. Ces demi-journées sont dédiées au règlement des problèmes administratifs.


Ponctions sur salaire

LA retenue sur salaire est une mesure «impopulaire» auprès des salariés. Curieusement elle est également critiquée par les DRH. Ces derniers s’accordent à dire qu’elle ne doit être appliquée que dans certains cas extrêmes. Car d’un point de vue purement social, cette mesure affecte les salariés puisque, durant la maladie ils ont besoin d’être à «l’aise financièrement». D’ailleurs certaines entreprises préfèrent n’opérer aucune ponction sur les salaires et attendent que les indemnités soient reversées par la CNSS pour récupérer «l’argent avancé». Ce qui nécessite le suivi des dossiers, une contrainte qui n’est pas très appréciée. « Depuis quelques mois, nous ne recevons plus les états détaillés de la CNSS qui nous permettent de vérifier si les salariés ont reçu leurs remboursements ou pas. Et nous ne disposons pas d’autres moyens de vérification», précise le DRH d’une entreprise opérant dans la chimie et parachimie.Khadija MASMOUDI

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