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L’Ecole de psychologie reçoit sa deuxième promotion

Par L'Economiste | Edition N°:1819 Le 26/07/2004 | Partager

. Une formation bac+5 pour la première fois au Maroc . A peine une quinzaine de psychologues pour tout le paysFondée en 2003, l’Ecole supérieure de psychologie a déjà une année d’existence à son actif. Il s’agit de la première école du genre au Maroc, voire au Maghreb. A l’origine de ce projet, Assia Akesbi Msefer, psychologue et enseignante universitaire. Après 30 ans d’activité, elle décide de lancer son projet. “Pendant 4 ou 5 ans, l’idée de créer un établissement supérieur de formation en psychologie a fait tranquillement son chemin”, affirme-t-elle. D’autant plus que les universités publiques n’ont rien entrepris pour combler le vide en la matière, sous prétexte d’un manque de fonds, ajoute-t-elle. Après avoir frappé à toutes les portes pour créer un département psychologie (notamment à la Faculté des lettres ou celle de médecine de Casablanca), Assia Akesbi décide de tenter l’aventure, seule. “Il existe bel et bien une licence en philosophie, option psychologie dans les universités de Rabat et de Fès, mais un cursus de quatre ans est insuffisant pour former des psychologues praticiens”, assure-t-elle. Pour pouvoir exercer, il faut être titulaire d’un bac+5 en psychologie, ce qui était jusque-là impossible. “Les rares praticiens qui exercent sur le marché marocain ont effectué leurs études à l’étranger”, indique Assia Akesbi Msefer. La grande majorité d’entre eux est installée à Rabat et Casablanca. Lorsqu’elle avait entamé les démarches, Assia Akesbi était loin de se douter que les formalités de création de l’école allaient être aussi longues. “Il m’a fallu 3 ans pour obtenir l’autorisation, entre-temps, j’aurais pris un premier local que j’ai cédé au bout d’une année”. “Têtue” et “décidée”, comme elle se définit, Assia Akesbi finit par obtenir son autorisation en septembre 2003, mais il était trop tard pour la campagne de publicité et les inscriptions. “Je me suis dit qu’au lieu de perdre encore une année, je me lancerais même avec une dizaine d’étudiants”. A sa grande surprise, l’école démarre avec 25 étudiants dès sa première année. Pour cette rentrée 2004-2005, l’initiatrice du projet table sur le double. D’ailleurs, le besoin est là. Le statut du psychologue dans une société de transition comme la nôtre évolue. Son champ d’intervention est vaste. Les entreprises font de plus en plus appel à lui pour le recrutement, la gestion des conflits, le lancement des produits…  “D’ailleurs, au cours de l’année dernière, nous avons eu beaucoup de demandes pour la formation continue, notamment pour les modules adressés à des salariés d’entreprises et aux enseignants”, affirme-t-elle. Parmi les inscrits en formation initiale, figurent des jeunes et des moins jeunes, des bacs récents et d’autres de plus de dix ans, des mères de famille ayant interrompu leurs études et qui rêvaient de poursuivre dans cette branche… “Cela me fait plaisir dans la mesure où il s’agit de personnes ayant une certaine maturité, une expérience professionnelle à leur actif… Bref, c’est le profil idéal pour un psychologue”, assure la praticienne. Pour elle, ceux qui choisissent cette branche sont versés dans l’humain, le contact social, l’envie de comprendre et d’aider l’autre. Les psychologues se doivent d’être ouverts d’esprit, s’interroger beaucoup plus qu’ils ne jugent, être à l’écoute… Dix à douze matières diversifiées figurent au programme de la première année dont la communication, l’histoire de la psychologie, la psychopathologie, la philosophie, les statistiques, la sociologie, la biologie, l’anglais, l’arabe… Les modules de l’école supérieure de psychologie s’inspirent des programmes des universités françaises et de l’Ecole supérieure de psycho-praticiens de Paris, affirme la responsable de l’établissement. Le coût de la formation s’élève à 3.600 DH par mois.


Forger les personnes

“Une école de psychologie ne peut plaire à tout le monde”, affirme Assia Akesbi. Car elle forge les personnes et les comportements. Elle permet d’apporter une note critique aux pratiques habituelles, aux usages.Bien qu’il y ait un manque flagrant de praticiens (à peine une quinzaine pour tout le pays), les filières de formation n’existent quasiment pas. Il est généralement fait appel à un psychologue pour les troubles du comportement, les difficultés scolaires, pour soigner les enfants turbulents, qui tardent à marcher ou parler, les problèmes d’intégration des adolescents, les thérapies de couples… Il y a également des besoins à créer dans les écoles, hôpitaux, associations, cabinets privés, entreprises. “Jusqu’ici, notre société n’a pas encore reconnu les individus”, note la psychologue. A ce tournant de notre société, “l’accompagnement du psy me paraît tout à fait recommandé”, ajoute Assia Akesbi. A. E.

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