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Conférence internationale du travail à Genève
Nouveau rapport du BIT sur l’immigration

Par L'Economiste | Edition N°:1779 Le 31/05/2004 | Partager

. L’économie mondiale compte 86 millions de travailleurs migrants. 400.000 scientifiques et ingénieurs des PVD travaillent sous d’autres cieux. Les femmes représentent 49% des migrants du monde Les Etats membres de l’Organisation internationale du travail (OIT) se réunissent dès demain mardi 1er juin à la Conférence internationale du travail qui se tient chaque année à Genève. Parmi les sujets qui seront débattus lors de cette rencontre, l’immigration figure en bonne place, selon un communiqué du Bureau international du travail (BIT). D’ailleurs, un nouveau rapport publié, le 21 mai par le BIT, sera présenté à cette conférence annuelle qui se poursuit jusqu’au 17 juin. Le document indique d’emblée que l’approche multilatérale est nécessaire pour l’amélioration de la gestion de la migration. Il appelle les délégués tripartites des Etats membres de l’Organisation à étudier la possibilité d’adopter un programme d’action détaillé. Objectif, améliorer les conditions du travailleur migrant et promouvoir des formes mieux organisées de la migration. Intitulé “Une approche équitable pour les travailleurs migrants dans une économie mondialisée”, le rapport indique que “de plus en plus de pays sont impliqués désormais dans la migration, soit comme pays d’origine, soit comme pays de destination ou de transit, ou tout cela simultanément”. La discussion générale sur les travailleurs migrants à la Conférence se tiendra au niveau le plus élevé et le plus représentatif jamais connu depuis 10 ans du fait de la participation de ministres du Travail et de représentants de travailleurs et d’employeurs des 177 pays membres de l’OIT, souligne le communiqué. Près de la moitié des migrants et des réfugiés à travers le monde, soit 86 millions d’adultes, sont actifs économiquement, employés, ou d’une façon ou d’une autre, impliqués dans une activité rémunérée, selon le même rapport. Les femmes représentent 49% des migrants du monde entier. Elles partent de plus en plus seules, comme premier membre de la famille à s’expatrier. Dans les dix prochaines années, le monde va connaître un accroissement rapide du nombre de migrants en quête d’emploi et de sécurité humaine du fait de l’échec de la mondialisation à fournir des emplois et des ouvertures économiques, est-il indiqué. Selon des chiffres publiés dans ce rapport, le nombre de migrants a augmenté de 6 millions dans les années 90. “Si les 175 millions répertoriés en 2000 étaient rassemblés en une même entité politique, ils représenteraient le cinquième pays le plus peuplé du monde”, notent les auteurs du document. Les effets de l’immigration diffèrent selon que le pays est émetteur ou pays d’accueil, indique le rapport. Pour ces derniers, les nouveaux arrivants rajeunissent souvent la population et stimulent la croissance sans inflation. Après la Seconde Guerre mondiale, les travailleurs immigrés ont contribué à la croissance soutenue de l’Europe pendant trente années ou plus. En Asie orientale et occidentale, depuis les années 70, les travailleurs migrants ont participé à la transformation très rapide des villes en des métropoles influentes. Quant aux pays d’origine, ils peuvent expérimenter une “fuite des cerveaux” quand ils font face à l’émigration de personnes qualifiées. Près de 400.000 scientifiques et ingénieurs de pays en développement travaillent dans le domaine de la recherche et du développement dans les pays industrialisés. La Jamaïque et le Ghana, par exemple, comptent plus de médecins qui exercent à l’étranger que dans le pays, alors qu’ils ont été formés localement. Les fonds reversés par les migrants dans leur pays constituent d’énormes montants qui avoisinent 80 milliards de dollars US chaque année (estimation 2002). Ce qui constitue la seconde plus grande source de revenus extérieurs pour les pays en développement, selon la Banque mondiale.


Les clandestins

Entre 10 et 15 pour cent des migrants sont en situation irrégulière, un phénomène qui n’est pas limité aux pays développés. “L’augmentation du nombre de travailleurs en situation irrégulière indique clairement qu’il n’y a pas adéquation entre l’offre et la demande de travailleurs migrants en situation régulière.” Le rapport note aussi que les conditions de travail pour une grande partie des migrants sont marquées par l’abus et l’exploitation et trop souvent par un déni des droits syndicaux, de la discrimination et de la xénophobie. Les travailleurs migrants en situation irrégulière font face aux dangers les plus graves quant aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales lorsqu’ils sont recrutés, transportés et employés au mépris de toute loi.


La mission de la Conférence internationale du travail

Chaque Etat membre est représenté, à la Conférence, par une délégation composée de deux délégués gouvernementaux, un délégué employeur et un délégué travailleur, assistés de conseillers. La Conférence, qui est souvent comparée à un parlement international du travail, a plusieurs fonctions. Elle élabore et adopte des normes internationales du travail, sous forme de conventions et de recommandations. Les conventions sont des traités internationaux qui, une fois adoptés, sont ouverts à la ratification des Etats membres. La ratification d’une convention entraîne l’obligation juridique d’en appliquer les dispositions. Les recommandations sont destinées à guider l’action nationale, mais ne sont pas soumises à ratification et ne sont pas légalement contraignantes.La Conférence suit également l’application des conventions et recommandations au niveau national. Elle examine les rapports que les gouvernements de tous les membres sont tenus de soumettre. Ceux-ci contiennent de manière détaillée la manière dont ils remplissent leurs obligations liées aux conventions ratifiées, de même que la législation et la pratique en rapport avec les conventions et recommandations (ratifiées ou non) sur lesquelles le Conseil d’administration du BIT a demandé l’établissement de rapports.La Conférence est également un forum où sont débattus librement, parfois avec passion, les problèmes sociaux et du travail qui intéressent le monde entier. Les délégués examinent l’évolution sociale dans le monde, mais le thème central est le rapport présenté chaque année par le directeur général du BIT. A. E.

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