×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Dossiers

Emploi & Carrière
«Chasseur de têtes», le nouveau rôle du DRH

Par L'Economiste | Edition N°:2745 Le 31/03/2008 | Partager

. Fonction RH: Diorh lance la troisième étude pour mesurer l’ampleur du changement. Rareté des talents et tension sur les salaires: les nouvelles contraintes que doit gérer le DRHMétamorphose. C’est probablement le mot le plus approprié pour qualifier l’évolution de la fonction Ressources Humaines au Maroc depuis la dernière enquête Diorh réalisée en 2004. Ce sentiment de bouleversements des règles et standards largement partagé par les praticiens mérite néanmoins d’être validé par une étude. C’est la raison pour laquelle Diorh décide de récidiver en 2008 pour la troisième fois en lançant une nouvelle enquête d’un échantillon de 150 grandes entreprises. «Cet échantillon est plus représentatif que les deux autres précédents parce qu’il se limite aux entreprises ayant des structures RH dédiées», précise Essaïd Bellal, directeur général de Diorh. Dans les éditions précédentes, les panels comprenaient aussi bien des entreprises disposant de directions RH exclusives que des structures où la fonction RH est rattachée à la direction financière ou autres.Bien des choses ont changé depuis 2004: le Code du travail venait à peine d’être promulgué et la majorité des entreprises ne l’avait pas encore intégré au moment de la réalisation de l’enquête. Autre élément, l’afflux massif des entreprises internationales sur le Maroc et tout ce que cela implique en matière de transfert d’expertise et de pratique en matière de ressources humaines.Les projets gouvernementaux visant à relancer la croissance sur la base de nouveaux métiers plus intensifs en connaissance technologique (Emergence, Envol, etc.), le développement de l’offshoring, l’accès banalisé aux nouvelles technologies et Internet, la libéralisation des télécoms… autant d’événements qui font qu’aussi bien le DRH que le chercheur d’emploi d’aujourd’hui ne sont pas ceux d’il y a 4 ans.Comment les directions RH s’adaptent aux nouvelles donnes: rareté des compétences, tension sur le marché de travail et les salaires, jeunes générations de cadres zappeurs…«Le DRH doit aujourd’hui passer moins de temps à la gestion des relations sociales au sein de son entreprise et se consacrer plus au management des ressources humaines», synthétise Abdel-Ilah Jennane, directeur général de IRH. De manière plus détaillée, Hicham Zouanate pense que le DRH est de plus en plus contraint à jouer le rôle d’un chasseur de têtes. Détecter le bon profil, le convaincre de rejoindre l’entreprise et chercher à le garder le plus longtemps possible: c’est désormais le core business du DRH. Cela se confirme de jour en jour surtout que le marché des ressources est devenu global. «Nous sommes sujet à une concurrence mondiale», affirme Bellal. «L’appel d’air de l’étranger va en s’accentuant avec le vieillissement des sociétés occidentales», ajoute-t-il. Les Emirats arabes unis, le Canada et la France seront les premières destinations d’accueil. «Avec cette nouvelle logique de marché de travail globalisé, la fidélisation n’est plus l’affaire de la seule entreprise mais du pays tout entier», fait remarquer Abdel-Ilah Jennane. Le constat de pénurie de compétences contraste très curieusement avec une autre réalité, celle du chômage massif des jeunes diplômés. «La compétence n’est pas suelement le savoir ou le savoir-faire mais c’est une combinaison des deux en plus du savoir-être et du savoir-devenir. La formation classique ne permet pas aux diplômés d’acquérir ce type précis de compétences», explique Essaïd Bellal. Mais, les entreprises ont là un gisement à explorer pour dénicher les talents . «L’entreprise sera amenée de plus en plus à assumer un rôle d’école et de lieu d’apprentissage et de formation complémentaire», prévoit Bellal. Dans le contexte de pénurie et de concurrence globalisé sur les ressources humaines, celles-ci n’ont vraiment que le choix de former par elles-mêmes. Certaines branches de l’industrie ont déjà leurs propres centres de formation sectoriels, c’est le cas notamment de l’industrie métallurgique. D’autres secteurs, comme le textile, privilégient le partenariat avec l’OFPPT. Des manifestations différentes d’une même réalité: l’entreprise doit se prendre en charge pour gérer son approvisionnement en ressources humaines. Nabil TAOUFIK

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc