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    International

    Emeutes de la faim
    Les pays riches promettent d’agir

    Par L'Economiste | Edition N°:2755 Le 14/04/2008 | Partager

    . Un choc alimentaire mondial se profileLes appels se multiplient en faveur d’initiatives des pays riches pour aider les pays pauvres à faire face à la hausse des prix des denrées alimentaires alors que les émeutes de la faim se généralisent dans le monde et ravagent actuellement Haïti. Le Premier ministre britannique Gordon Brown a écrit une lettre à son homologue japonais, dont le pays préside le G8, appelant notamment à examiner l’impact des biocarburants sur les prix alimentaires lors du sommet des huit nations les plus industrialisées qui se tiendra au Japon en juillet. «La hausse des prix alimentaires menace d’annuler les progrès que nous avons réalisés ces dernières années dans le développement. Pour la première fois depuis des décennies, le nombre de personnes qui souffre de la faim progresse», écrit Brown dans cette lettre à Yasuo Fukuda. La secrétaire d’Etat française aux droits de l’Homme, Rama Yade, a appelé les pays donateurs à «répondre en urgence» à l’appel du Programme alimentaire mondial (PAM) réclamant 500 millions de dollars.A Haïti, le président René Préval a appelé au calme après que l’île eut été secouée mercredi dernier par de nouvelles émeutes, provoquées par une brusque augmentation des prix des denrées de base. Depuis le début de la crise, il y a plus d’une semaine, au moins 5 personnes ont été tuées et plus de 60 blessées, selon un bilan non officiel.Le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, avait prôné début avril un «new deal» alimentaire à l’échelle mondiale pour contrer la flambée des prix des denrées agricoles. «Ce new deal vise à traiter aussi bien les urgences alimentaires que le nécessaire développement à long terme de l’agriculture», a souligné Zoellick dans un entretien publié jeudi dernier par le quotidien français Le Monde. Plusieurs pays d’Afrique ont été touchés ces derniers mois par des émeutes de la faim comme la Mauritanie, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et le Sénégal.Un «choc alimentaire mondial se profile, moins visible que le choc pétrolier, mais avec l’effet potentiel d’un vrai tsunami économique et humanitaire en Afrique», a mis en garde la semaine dernière le commissaire européen au Développement, Louis Michel. La hausse du prix du riz en Asie met les dirigeants sous pression alors que les grèves se multiplient pour obtenir des augmentations de salaire face à la hausse du coût de la vie. La forte croissance d’économies émergentes comme la Chine, l’Inde et le Brésil a augmenté la demande pour les denrées alimentaires. Ce phénomène est aggravé par des mauvaises conditions climatiques dans des pays producteurs comme l’Australie, la spéculation financière et la demande de céréales pour les biocarburants.Synthèse L’Economiste

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